Près de 50 M$ en redevances : Michael Pilote voit dans Des Neiges un levier pour Charlevoix
Les travaux des parcs éoliens Des Neiges pour le secteur sud et le secteur Charlevoix ont officiellement commencé, mardi. Une photo d’une éolienne prise sur la Rive-Sud de Montréal le vendredi 24 octobre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi - QUE-Wind-Energy 20251027 CMU - Christinne Muschi
Le préfet de la MRC de Charlevoix et maire de Baie-Saint-Paul, Michael Pilote, estime que les retombées financières du projet éolien Des Neiges constitueront un levier important pour les municipalités de la MRC Charlevoix au cours des prochaines décennies.
À la suite de la signature de l’entente entre les différents partenaires, dont la MRC de Charlevoix et la Ville de Baie-Saint-Paul, il ne reste plus que quelques étapes administratives avant le début officiel des travaux. La Ville devra notamment délivrer un permis pour chacune des éoliennes qui seront érigées sur son territoire. « Le projet, depuis qu’il a été autorisé par le gouvernement du Québec, ne cesse d’avancer selon les différentes étapes prévues », souligne Michael Pilote.
Le préfet rappelle également qu’à compter de 2029, soit après une année complète d’exploitation, la MRC pourra choisir d’acquérir jusqu’à 5 % des parts du projet. Une décision qui sera prise en fonction des conditions alors en vigueur. « Il est encore trop tôt pour prendre cette décision, mais c’est une possibilité qui s’offre à nous », précise-t-il, en évoquant un modèle similaire à celui du parc éolien de Rivière-du-Moulin, où la MRC bénéficie déjà de retombées annuelles.
Des revenus importants pour le milieu
Au-delà des emplois déjà générés pendant la phase préparatoire et de construction, Michael Pilote insiste surtout sur les revenus récurrents que procurera le parc éolien.
« On parle de près de 50 millions de dollars en redevances sur 30 ans. Ce sont des sources de revenus qui sont loin d’être négligeables. C’est de l’argent qu’on pourra réinvestir dans la communauté », affirme-t-il. Pour la seule Ville de Baie-Saint-Paul, les redevances représenteront plus ou moins 1,25 million de dollars par année. Ce montant sera annexé chaque année à 2 %.

Selon lui, ces sommes permettront de financer des projets qui seraient autrement difficiles à réaliser. « Les responsabilités des municipalités ont énormément augmenté. Les citoyens veulent des infrastructures sportives, des logements, des interventions en itinérance, des routes en bon état. Tout ça a un coût. Aller chercher des sources de revenus comme celles-là, c’est loin d’être négligeable. »
Un impact sur l’acceptabilité sociale
Bien qu’il reconnaisse que certains citoyens demeurent opposés au projet, Michael Pilote estime que les retombées économiques contribuent à renforcer son acceptabilité. « L’unanimité sociale n’existe pas et ne l’aura jamais. Les gens ont le droit de manifester leur mécontentement. Cependant, le projet va se réaliser. »
Le maire affirme constater que plusieurs citoyens accueillent favorablement les bénéfices attendus. « Beaucoup de personnes me disent qu’elles sont satisfaites de savoir que la Ville aura des retombées importantes. »

Il rappelle que les bénéfices du développement éolien se font déjà sentir par les contrats accordés aux entreprises de la région ainsi que par les dépenses liées à l’hébergement, à la restauration et aux différents services nécessaires au chantier.
Michael Pilote voit également dans Des Neiges la continuité d’un modèle qui a déjà fait ses preuves dans Charlevoix. « On l’a vu avec le projet d’EDF. Les revenus ont permis de soutenir l’aréna de Baie-Saint-Paul, le Camp Le Manoir, des projets à L’Isle-aux-Coudres ainsi que plusieurs équipements de loisirs dans les municipalités. Je pense que cet argent sera très bien apprécié dans le milieu. »
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Quel est la signification de l’appellation « acceptabilité sociale ». Et surtout quel est l’impact que peut représenter l’acceptabilité sociale. Les politiciens s’en servent beaucoup ainsi que les gouvernements. On s’en sert pour apaiser, laver notre conscience ou rire du peuple se prostituant sur la place publique pour faire entendre sa voix. On le sait « l’argent peut faire parler les chiens. * ». Au nom de l’argent rien ne peut résister. Même pas la préservation des lieux. C’est ce qui contribuera à notre perte tôt ou tard.