Baie-Sainte-Catherine veut rapatrier la statue controversée de Champlain
La statue de Samuel de Champlain sur son socle au Couchiching Beach Park en Ontario. Photo Wikimedia Commons
La Municipalité de Baie-Sainte-Catherine souhaite accueillir la statue controversée de Samuel de Champlain, actuellement au cœur d’un débat à Orillia, en Ontario. Le conseil municipal a transmis une lettre d’intention afin de réclamer le rapatriement du monument à la Pointe-aux-Alouettes, lieu historique où a été conclue la Grande Alliance de 1603 entre les Français et plusieurs Premières Nations.
Le maire Donald Kenny estime qu’il s’agit de l’endroit le plus légitime pour recevoir la statue, malgré l’intérêt manifesté par d’autres municipalités, notamment Tadoussac et Boischatel. « Il n’y a pas d’autre endroit qui fait autant de sens historiquement », soutient-il.
Selon M. Kenny, la statue se distingue des autres représentations de Champlain puisqu’elle comprenait également des personnages autochtones, rappelant ainsi l’alliance conclue au début du XVIIe siècle.
Le maire déplore toutefois que le monument ait été vandalisé au fil des ans, notamment par le retrait des représentations des Premières Nations. « C’est dommage que cette partie de notre histoire ait été effacée. Au contraire, il faudrait davantage mettre en valeur cette alliance et rappeler l’approche qu’avaient les Français envers les peuples autochtones à cette époque », affirme-t-il.
La municipalité estime également que le rapatriement de la statue contribuerait à renforcer l’identité historique de Baie-Sainte-Catherine et de la Pointe-aux-Alouettes, tout en constituant un nouvel attrait touristique.
Une demande transmise aux élus
La lettre d’intention a été acheminée à le député fédéral de Montmorency–Charlevoix, Gabriel Hardy, afin qu’elle la transmette aux élus concernés en Ontario ainsi qu’à la Ville d’Orillia.
Interrogé à ce sujet, le député indique accueillir favorablement la démarche de Baie-Sainte-Catherine. « Je trouve que c’est une très bonne idée. La Grande Alliance entre Champlain et les Premières Nations est directement liée à ce lieu. Si la statue devait être relocalisée, c’est un endroit qui apparaît tout à fait naturel », affirme-t-il.

M. Hardy précise qu’il reviendra ultimement aux autorités d’Orillia de déterminer l’avenir du monument, mais estime que la proposition de Baie-Sainte-Catherine mérite d’être considérée.
La statue de Samuel de Champlain fait actuellement l’objet d’un débat à Orillia, où la municipalité envisage son retrait à la suite de controverses entourant sa représentation historique. Ce contexte a ouvert la porte à plusieurs propositions de relocalisation, dont celle de Baie-Sainte-Catherine
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