Manoir Richelieu : des moyens de pression pour 120 travailleurs
Le Fairmont Le Manoir Richelieu. Victor Carré | Archives Le Charlevoisien
Sans contrat depuis le début de l’année, les 120 travailleurs de l’unité d’hébergement du Fairmont Le Manoir Richelieu syndiqués avec les Travailleurs et Travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) ont entamé cette avant-midi leur moyens de pression.
« Les négociations ont débuté le 2 février. Nous avons depuis reçu deux offres de l’employeur qui ont toutes les deux été refusées par les membres », indique Me Guylaine Guénette, représentante des TUAC à la table de négociation.
Trois éléments, autant dans l’aspect salarial que normatif, expliquent l’impasse dans les négociations, selon elle. « Le salaire offert au Manoir Richelieu n’est pas compétitif par rapport aux autres hôtels de la chaîne Fairmont, même s’il fait partie des plus élevés de l’industrie hôtelière dans la région. […] Il y a un important rattrapage à faire », affirme Me Guénette.
L’octroi des vacances durant la période estivale est un autre irritant. Actuellement, les salariés ne peuvent prendre des vacances de juillet à septembre, sauf si les besoins opérationnels le permettent. « Les tâches demandées aux employés de chambres sont présentement plus élevées comparativement à partout ailleurs », soulève également la représentante syndicale.
Vers la grève ?
En plus de moyens de pression, les employés ont adopté à près de 90% un mandat de grève illimitée à déployer au moment opportun, lors d’assemblées réalisées les 29 et 30 juin.
« Pour le moment nous n’en sommes pas rendus à appliquer la grève. On commence par des moyens de pression, soit le port de t-shirt et d’écussons à l’effigie des TUAC, qui iront en crescendo », mentionne Me Guénette.
La partie syndicale déposera une contre-proposition le 6 juillet.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.