Une saison record pour le Train de Charlevoix?
Le Train de Charlevoix est le seul train à vocation touristique au Québec. Photo Charles Dessureault
Un peu plus d’un an après avoir entamé un processus de fermeture l’hiver dernier, 180 personnes sont montées à bord des wagons gris et jaune qui sillonnent les rives du fleuve Saint-Laurent entre Québec et La Malbaie. «On a déjà été obligés de doubler les trains », se réjouit la directrice générale de Réseau Charlevoix, Nancy Belley.
Au cours des prochaines semaines, elle s’attend à avoir une dizaine de journées où un seul train de 110 sièges ne pourra suffire. À la fin du mois de juin, l’achalandage frise habituellement les 40 % de la capacité maximale, bien en deçà des chiffres actuels.
Mme Belley estime que la saison pourrait atteindre les sommets de fréquentations réalisés en 2024, année marquée par l’exploitation du train à l’hydrogène.

Ce qui attire la clientèle?
Cet intérêt marqué pour le chemin de fer charlevoisien est le fruit de plusieurs facteurs, dont le prix de l’essence et le contexte géopolitique, selon Nancy Belley.
Plus tôt ce printemps, un sondage de CAA Québec réalisé auprès de 1000 Québécois nommait Charlevoix comme destination la plus prisée (17 %) de la province. Pour une deuxième année consécutive, une faible proportion de Québécois (4 %) compte se rendre aux États-Unis dans le but d’y passer leurs vacances.
Le Train de Charlevoix permet aussi aux touristes de pratiquer le ralentourisme, une forme de tourisme qui consiste à prendre le temps de découvrir un lieu et de vivre au rythme des communautés locales.
En proposant des forfaits qui incluent un hébergement dans la région et en simplifiant son expérience client, le Train de Charlevoix se positionne sur un seul élément : le slow tourism . « On a une clientèle de jeunes retraités, mais actifs, décrit Mme Belley. [Avec] les montagnes, la bonne bouffe et un peu de sous, ils ne veulent pas se casser la tête. “
Ainsi, le seul train touristique du Québec offre un tourisme plus lent et reposant, privilégié par 61% des voyageurs canadiens en 2025, selon une étude de Flight Centre Canada. ” Ça fait partie de notre ADN : on prend le temps, on roule au rythme du train “, conclut Nancy Belley.
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Bravo vous avez trouver un bon repreneur. Sera-t-il aussi lucratif pour l’hébergement tout confondu de la région comme dans les débuts? À suivre.