L’aventure des maisons miniatures d’Yvon Perron se poursuivra finalement une saison de plus. Ce dernier le reconnaît lui-même : les annonces de fin se sont multipliées au fil des ans. Résultat, plusieurs visiteurs ne savent plus trop quand son célèbre village miniature tirera réellement sa révérence.
« On me dit que je suis comme Trump », lance-t-il en riant.
Une chose est toutefois certaine : ceux qui n’ont pas eu l’occasion de visiter les maisons miniatures l’an dernier auront encore la possibilité de le faire cet été à Cap-aux-Oies, aux Éboulements.
L’artisan admet qu’il aurait aimé tourner la page depuis quelque temps déjà. Les nombreux reports d’une conclusion définitive sont devenus une source de frustration pour celui qui investit temps, énergie et argent dans ce projet caritatif depuis plus de 15 ans.
« J’aurais aimé que ça se règle avant », confie-t-il à son domicile.
Cette fois, une avenue prometteuse semble toutefois se dessiner. Héritage Charlevoix a manifesté son intérêt pour accueillir la collection sur le site de la Ferme Rose-Anna, à Saint-Urbain.
Joint par Le Charlevoisien, le président d’Héritage Charlevoix, François Tremblay, confirme l’intérêt de l’organisme pour le projet. Il précise cependant que le montage financier est toujours en cours et qu’aucune entente définitive n’a encore été conclue avec certaines instances.
Dans le meilleur des scénarios, les maisons miniatures quitteraient leur emplacement actuel dès l’automne prochain pour entreprendre une nouvelle vie dans un lieu permanent.
Pour Yvon Perron, cette solution permettrait enfin d’assurer la pérennité de l’œuvre qu’il a bâtie au fil des années.
D’ici là, les visiteurs pourront une fois de plus déambuler entre les bâtiments miniatures aménagés sur son terrain. Une saison supplémentaire qui permettra également d’amasser de nouveaux fonds pour la lutte contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA).
Né d’un désir d’aider son ami Bernard Gagné, atteint de la maladie, le projet a pris une ampleur que son créateur n’aurait jamais imaginée. Depuis ses débuts, le village miniature a permis de remettre plus de 105 000 $ à la cause grâce aux dons des visiteurs.
Et même si Yvon Perron aspire à ralentir le rythme et à profiter davantage de son temps avec son épouse, il est soulagé de voir qu’une relève pourrait bientôt être assurée.
« Le principal, c’est que les maisons continuent de vivre », résume-t-il.
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