Les signalements retenus et traités par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ont connu une hausse dans Charlevoix en 2025-2026. La région demeure toutefois un exemple en ce qui a trait à la gestion de ces cas.
Dans la dernière année, 155 signalements ont été retenus, ce qui représente une augmentation de 42 % par rapport à l’année précédente. Les abus physiques et sexuels (63) sont en tête de liste des types de cas signalés auprès de l’organisation. Ils sont suivis par les cas d’exposition à la violence conjugale (27) et les risques sérieux de négligence (22).
« C’est positif parce que les gens signalent. Ils sont alertés et ont à cœur les enfants, mais d’un autre côté, on peut agir pour réduire cela », soulève la directrice adjointe de la Direction de la protection de la jeunesse du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Sophie Turcotte.
Selon elle, l’arrivée de nouveaux arrivants dans la région pourrait entre autres expliquer cette augmentation. « On ne s’aperçoit que des familles qui peuvent avoir des besoins particuliers, ainsi que des besoins d’accompagnement », mentionne Mme Turcotte.
« On voit aussi les effets du projet d’intégration de services, implanté dans Charlevoix depuis 2022. […] Il y a eu beaucoup de sensibilisation qui a été faite, les relations, la concertation avec les différents organismes et le réseau fait aussi en sorte que les gens signalent les situations qui doivent être signalées », ajoute-t-elle.
« Le modèle dans Charlevoix fait des petits. On a reproduit la même chose dans notre pôle de Portneuf et on est en train de se l’adresser dans la région de Québec. C’est vraiment un modèle innovant », soutient Sophie Turcotte.
Main-d’œuvre et recrutement
En ce qui concerne les enjeux main-d’œuvre, la situation dans la Capitale-Nationale et dans Charlevoix s’est stabilisée, selon Mme Turcotte. « Il y a des périodes cycliques, où il y a de la pression davantage. […] On a connu une période plus difficile cet hiver, mais je vous dirais que la situation s’est rééquilibrée avec les fins de stages et des embauches de fin de stage », mentionne-t-elle.
Le recrutement de familles d’accueil demeure toutefois un défi dans la région. « On n’a jamais trop de familles d’accueil dans Charlevoix. C’est important parce que ça permet aux enfants de rester dans leur milieu, de continuer d’aller à l’école et d’avoir des contacts fréquents avec la famille. […] C’est un défi sur lequel nous allons continuer de travailler dans la prochaine année », complète-t-elle.
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