Les radars photo pourraient éventuellement faire partie des outils envisagés pour lutter contre les excès de vitesse à dans Charlevoix. Bien qu’aucune démarche n’ait été entreprise en ce sens, le préfet de la MRC de Charlevoix et maire de Baie-Saint-Paul, Michaël Pilote, n’a pas fermé la porte à cette possibilité.
À la fin mai, il a été révélé que 66 nouveaux radars photo mobiles seront déployés au cours des prochaines années sur les routes québécoises. Cette initiative s’inscrit dans un plan plus vaste visant l’installation de plus de 250 radars photo fixes et mobiles à travers la province, dont une partie dans les municipalités.
Questionné sur l’éventuelle implantation de radars photo dans Charlevoix, à la lumière du déploiement annoncé par le gouvernement du Québec dans différentes régions, l’élu a rappelé qu’aucun appareil de ce type n’est actuellement en fonction sur le territoire.
« Présentement, ce qu’on a sur le territoire, ce sont des radars pédagogiques qui indiquent la vitesse des automobilistes. Des radars qui peuvent émettre des constats d’infraction, il n’y en a pas dans Charlevoix », a-t-il expliqué.
Les programmes gouvernementaux ont jusqu’ici surtout ciblé les milieux à plus forte densité de population, ce qui a exclu les municipalités de Charlevoix. Il estime toutefois qu’une réflexion pourrait être menée si les critères venaient à évoluer.
Interrogé à savoir si les radars photo pourraient aider Baie-Saint-Paul dans ses efforts pour réduire la vitesse sur certaines rues, l’élu a répondu avec un sourire : « Ça ne pourrait pas nuire »
La question de la vitesse demeure d’ailleurs l’un des sujets les plus fréquents lors des séances du conseil municipal. Michaël Pilote affirme toutefois que le phénomène dépasse largement les frontières de Baie-Saint-Paul.
« C’est un problème partout au Québec. Quand je parle avec d’autres élus, ils me disent qu’ils reçoivent les mêmes plaintes », a-t-il indiqué.
Il rappelle par ailleurs que les moyens d’action de la municipalité demeurent limités. « Nous pouvons ajuster les limites de vitesse lorsque c’est justifié et demander une présence accrue de la Sûreté du Québec, mais nous ne pouvons pas faire davantage », a-t-il résumé.
Une citoyenne a d’ailleurs pris la parole lors de la séance de lundi afin de dénoncer la vitesse observée sur le chemin de l’Équerre. Selon elle, la situation représente un danger pour les enfants du secteur et nécessite des interventions supplémentaires.
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