Le Grand Prix Cycliste de Charlevoix aura permis à Justin Picoux de vivre plusieurs premières en même temps. Le cycliste de 21 ans, né au Québec avant de grandir en Belgique, découvrait pour la première fois les routes québécoises en compétition.
Sous les couleurs de l’équipe Cannondale Echelon p/b 4iiii pour l’occasion, le coureur a rapidement démontré son potentiel en prenant notamment le deuxième rang du critérium disputé dans les rues du quartier Fillion.
D’Ath, en Belgique, Justin Picoux a choisi cette saison de changer de nationalité sportive afin d’avoir la chance de représenter le Canada. Une décision mûrement réfléchie qui s’inscrit dans un projet à plus long terme.
« Ça fait deux ans que j’y pense. Je voulais vraiment revenir et changer de nationalité sportive pour me donner une chance ici aussi de me faire repérer. J’avais aussi un peu le rêve d’intégrer l’équipe nationale », explique-t-il.
À l’aube de sa dernière saison dans les rangs Espoirs, le jeune athlète estime que cette transition lui offre une occasion unique de se faire connaître du milieu cycliste canadien et de participer aux principales compétitions du calendrier national.
Son passage à Charlevoix constituait donc une étape importante dans cette démarche.
Un parcours différent
Habitué aux courses européennes, Justin Picoux a découvert une réalité bien différente sur les routes charlevoisiennes.
« Ce ne sont pas des courses que j’ai l’habitude de faire, surtout le deuxième parcours avec seulement une grosse ascension. C’était particulier, mais vraiment intéressant », raconte-t-il.
S’il a apprécié la beauté des paysages et la variété des épreuves, le principal défi demeurait le relief.
« Pour moi, le plus gros défi, c’était le dénivelé. Il fallait enchaîner les difficultés et rester avec le bon groupe pour éviter de se retrouver dans une cassure », explique-t-il.
La dernière étape a également ajouté un degré de difficulté supplémentaire avec la pluie et le froid qui se sont invités dans la compétition.
Malgré tout, le coureur retient surtout les aspects positifs de son expérience.
« Ce sont de beaux parcours. On voit des choses différentes », résume-t-il.
Un retour aux sources
Même s’il a passé la majeure partie de sa vie en Belgique, Justin Picoux conserve un lien particulier avec le Québec, où il est né.
Le Grand Prix Cycliste de Charlevoix lui a donc permis de renouer avec ses origines tout en découvrant une région qu’il connaissait peu.
Le jeune cycliste n’a d’ailleurs eu que de bons mots pour l’organisation de l’événement.
« Il n’y a eu aucun problème. Pour moi, ça veut dire que c’était bien organisé. Il n’y a eu aucun souci », souligne-t-il.
Après cette première expérience québécoise, Justin Picoux met désormais le cap entre autres sur le Tour de Beauce et les Championnats canadiens.
Ses attentes demeurent réalistes, mais ambitieuses.
« Faire un top 10 dans une course de l’Union cycliste internationale (UCI), c’est déjà très bien. Aller chercher des points UCI serait un bel objectif », affirme-t-il.
À plus long terme, son rêve demeure inchangé : poursuivre sa progression sur le circuit québécois et, éventuellement, attirer l’attention des responsables des équipes nationales.
« Représenter le Canada un jour, c’est sûr que c’est un rêve », dit-il.
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