L’impact de la météorite était plus puissant qu’on l’aurait cru
De gauche à droite. L’équipe de recherche : Dr. Nicolas Pinet de la Commission géologique du Canada, Livia Standjofski-Figolls de l’UQAM, Dr. Antoine Godet de la Commission géologique du Canada, Dr. Joshua Davies de l’UQAM et Jean-Michel Gastonguay, enseignant-chercheur du Centre d’études collégiales en Charlevoix. Absente sur la photo : Dr. Morgann Perrot, de l’Université McGill. Photo Félix Côté
De nouvelles recherches menées sur l’Astroblème de Charlevoix laissent croire que l’impact météoritique à l’origine de la célèbre structure géologique aurait été encore plus énergétique que ce que les scientifiques estimaient jusqu’à présent.
Ces constats préliminaires ont été présentés cette semaine lors du Congrès annuel de l’Association géologique du Canada, tenu à St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador. Le projet est piloté par le Centre d’études collégiales en Charlevoix (CECC), en collaboration avec la Commission géologique du Canada, l’Université du Québec à Montréal et l’Université McGill.
Ensuite, les chercheurs croient pouvoir préciser davantage l’âge de l’impact, qui remonterait à la fin de la période ordovicienne.
Les scientifiques avancent également que l’événement charlevoisien pourrait ne pas avoir été isolé. Il ferait plutôt partie d’un épisode plus vaste de bombardement météoritique ayant touché la Terre à la fin de l’Ordovicien, une époque marquée par un important refroidissement climatique global, il 443 millions d’année.
Le CECC affirme vouloir poursuivre le développement de la recherche collégiale dans la région. Au printemps, l’équipe de recherche a profité des marées basses pour recueillir de nouveaux indices géologiques qui serviront à valider les hypothèses en cours.
Les connaissances générées par ces recherches seront aussi présentées au grand public dans le cadre des activités estivales de l’Observatoire de l’Astroblème de Charlevoix.
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