La Pointe-aux-Alouettes vers la reconnaissance de l’UNESCO ?
Pointe-aux-Alouettes Photo Félix Côté
L’ancien maire de Saint-Siméon et ex-préfet de la MRC de Charlevoix-Est, Sylvain Tremblay, souhaite voir la Pointe-aux-Alouettes devenir bien plus qu’un simple site naturel.
Dans un mémoire déposé dans le cadre des consultations publiques entourant le projet de parc national de la Côte de Charlevoix, il propose la création d’un grand pavillon d’interprétation historique et culturelle, en plus d’amorcer une démarche visant éventuellement une reconnaissance par l’UNESCO.
Selon lui, la Pointe-aux-Alouettes possède une portée historique exceptionnelle, puisqu’elle est associée à la rencontre de 1603 entre Samuel de Champlain et des représentants des Premières Nations alliées, notamment les Innus et les Algonquins. « La Pointe-aux-Alouettes ne doit pas devenir uniquement un lieu de randonnée ou de contemplation. Ce territoire représente un symbole majeur de dialogue, d’alliance et de coexistence entre les peuples. Il mérite une reconnaissance nationale et internationale à la hauteur de son importance historique », soutient-il dans son mémoire.
M. Tremblay explique que son intérêt pour le dossier découle notamment de son implication passée dans la reconnaissance du fjord du Saguenay par l’UNESCO. « Ça a été un travail. Moi, j’ai été sur le comité pendant sept ans pour la reconnaissance du fjord, donc ça m’a donné l’expertise », raconte-t-il. Il rappelle qu’avant qu’un site puisse être présenté à l’UNESCO, il doit d’abord être inscrit sur la liste indicative canadienne.
Dans son mémoire, il demande donc au gouvernement du Québec de réserver un espace à la Pointe-aux-Alouettes afin de permettre éventuellement la construction d’un centre d’interprétation inspiré de grands sites patrimoniaux comme Grand-Pré National Historic Site, en Nouvelle-Écosse. « Ce que je demande dans le mémoire, c’est de considérer le fait de laisser un espace et de mettre un comité de travail », explique-t-il. Ce lieu pourrait notamment servir de centre d’interprétation historique, d’espace de dialogue autochtone, de lieu de mémoire et de réconciliation, mais aussi d’attrait touristique culturel majeur.
Sylvain Tremblay estime également qu’un tel projet pourrait générer des retombées importantes pour la région. « Quand vous allez avoir une attraction comme celle-là, ça va offrir justement un achalandage et du financement pour monter le projet, améliorer la sécurité routière, créer des emplois », affirme-t-il. Selon lui, un site reconnu internationalement permettrait aussi d’attirer davantage de visiteurs qui séjourneraient dans Charlevoix plutôt que de simplement transiter vers Tadoussac.

L’ancien préfet croit également qu’il faut préserver la dimension historique du site dans le développement du futur parc national. À ses yeux, la mission de la Sépaq demeure principalement axée sur la conservation et les activités de plein air, alors que la Pointe-aux-Alouettes mérite une approche patrimoniale plus large. « Il faut faire attention à la charge historique qui a lieu du côté de Pointe-aux-Alouettes », soutient-il. Le mémoire propose d’ailleurs une gouvernance inspirée du modèle du Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent afin d’assurer une mise en valeur historique, culturelle et diplomatique du lieu.
Le document recommande enfin la création d’un comité réunissant les gouvernements du Québec et du Canada, les Premières Nations, des experts du patrimoine et des représentants régionaux afin d’évaluer officiellement le potentiel d’inscription du site au patrimoine mondial de l’UNESCO. « Nous avons l’occasion de transformer ce lieu en un symbole fort de mémoire, de paix et de réconciliation pour les générations futures », conclut le mémoire.
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Sa sent l.opportunisme a plein nez.quel est cette intérêt soudain pour baie ste catherine via pointe aux alouette pour cette ex.maire.ici nous avons un conseil municipal qui a ce dossier très a coeur. Un maire qui cogne a toute les porte possible pour que la visibilité de ce projet voit jour.de plus une résidant de notre municipalité ́un aussi de part sont travail anterieur si investi beaucoup. Pour nos élus le travail se fait déjà meme du côté autochtone le canal de communication est ouvert.donc pour nous croit que le tout est en bonne main. Si cette ex.maire mène ce projet comme celui du regroupement la méfiance est de mise