Les municipalités « à bout de souffle », prévient l’UMQ
Nid de poule et crevasse réparée à Saint-Hilarion Photo Félix Côté
Routes qui se dégradent, bris d’aqueduc plus fréquents, infrastructures vieillissantes : les municipalités du Québec arrivent à un point de rupture financier, prévient l’Union des municipalités du Québec.
Dans une étude dévoilée jeudi et réalisée par la firme Aviseo, l’UMQ affirme qu’il manquera au moins 9 milliards de dollars d’ici 2035 aux municipalités québécoises pour répondre à leurs besoins, un manque à gagner qui pourrait même atteindre « plusieurs dizaines de milliards de dollars ».
Selon l’organisation, les responsabilités confiées aux municipalités augmentent désormais beaucoup plus rapidement que leurs capacités financières.
Des infrastructures qui vieillissent plus vite que les budgets
Le communiqué de l’UMQ dresse un portrait préoccupant : multiplication des nids-de-poule, réseaux d’eau vieillissants, délais dans certains services et explosion des coûts de construction. « Quand une municipalité doit choisir entre réparer une conduite d’eau ou maintenir un service essentiel, c’est qu’on a un problème de modèle », affirme le président de l’UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay.
Un constat qui rejoint directement les préoccupations soulevées récemment dans Charlevoix par plusieurs élus et experts rencontrés par Le Charlevoisien. « Des fois, on se dit : on n’a pas les moyens de faire les travaux, on va attendre. Mais plus on attend, plus l’infrastructure se détériore… et plus ça coûte cher quand on intervient », résume le préfet de la MRC de Charlevoix et maire de Baie-Saint-Paul, Michael Pilote.
La pression augmente
L’étude souligne également que les municipalités doivent désormais assumer de nouvelles responsabilités, notamment en matière d’itinérance, d’habitation et d’adaptation aux changements climatiques.
Une réalité qui se fait sentir jusque dans les plus petites municipalités. « Les responsabilités des municipalités augmentent constamment », rappelle Michael Pilote. « On a les routes, les bâtiments, les réseaux d’eau, mais aussi maintenant la sécurité civile, les changements climatiques et plusieurs nouvelles obligations réglementaires. »
À Baie-Saint-Paul seulement, la future usine d’épuration des eaux usées représente un projet évalué à environ 15 millions de dollars.
« On est 7 800 habitants. On ne peut pas assumer ça seul », souligne le maire.
« On fait du patchage »
Pour plusieurs intervenants, le problème dépasse la simple question budgétaire. Il touche aussi la manière dont les infrastructures sont financées et entretenues au Québec.
Dans un récent rapport, l’Ordre des ingénieurs du Québec dénonçait d’ailleurs une « culture du court terme », où les interventions préventives sont souvent reportées faute de moyens ou de prévisibilité financière. ” On est encore beaucoup en mode réactif plutôt que préventif “, explique Dominic Lachance, directeur de l’ingénierie à la Fédération québécoise des municipalités.
Sur le terrain, cette réalité se traduit par des interventions temporaires. « On va réparer les nids-de-poule année après année au lieu de refaire complètement un tronçon », illustre Michael Pilote. « Ce n’est pas idéal, mais c’est une question de capacité de payer. »
Le coût du retard
Le report des investissements entraîne aussi une hausse importante des coûts à long terme.
Nancy Belley, directrice générale du Chemin de fer de Charlevoix, donne un exemple frappant : un programme de réfection évalué à 7 millions de dollars au milieu des années 2000 a finalement coûté 21 millions quelques années plus tard. « On a coupé dans l’entretien, les inspections et les réparations. Quand on est revenus, l’état s’était tellement détérioré que la facture a explosé », explique-t-elle.
Un modèle à revoir
L’UMQ estime désormais qu’un « rééquilibrage » des finances municipales sera nécessaire pour maintenir les services à la population.
Les recommandations du chantier sur les finances et la fiscalité municipales, coprésidé par les anciens ministres Monique Jérôme-Forget et Nicolas Marceau, seront dévoilées lors des Assises annuelles de l’UMQ prévues du 13 au 15 mai. « Les municipalités sont prêtes à collaborer pour faire évoluer le cadre fiscal », affirme Guillaume Tremblay. « Mais elles ne peuvent pas y arriver sans un rééquilibrage de leurs moyens. »
Dans Charlevoix comme ailleurs, plusieurs élus craignent que, sans changement majeur, les retards accumulés deviennent de plus en plus difficiles à rattraper.
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Effectivement quand vs arpenté la région comme je le fais chaque jrs du lundi au vendredi sur l’ensemble du réseau routier de Chalevoix, oui le pavé,autant sur la 138 que ds les rgs celles-ci son en décrépitudes, faut rouler en évitant trous et ornières les municipalités font ce qui peuvent ont n’a étiré l’élastique au Max ils vont avoirs besoin de l”aide.
La religion climatique aureacdetrruit le pays
Donc Baie-st-paul couper dans le superflus…