Assurer l’avenir des soins vétérinaires dans Charlevoix passe désormais par le repreneuriat. À la Clinique vétérinaire de Charlevoix, la Dre Paule Lebeuf lance un message clair : la porte est grande ouverte à un ou une vétérinaire prêt à s’établir en région… et à reprendre éventuellement la pratique.
« On veut démontrer que c’est une belle opportunité. Il y a une clientèle, une équipe solide, des nouveaux locaux. Tout est en place », affirme-t-elle.
Depuis la fermeture de la Clinique vétérinaire de Pointe-au-Pic le 1er avril, la pression s’est intensifiée. La clinique est devenue la seule à desservir la région, avec un volume d’appels en forte hausse et des délais qui s’allongent.
« Le flot d’appels est très, très intense. On essaie de trouver des trous pour les urgences, mais ça dépend toujours des cas », explique Dre Lebeuf.
Malgré une dizaine d’années d’efforts en recrutement, la réalité demeure la même : les candidats intéressés choisissent généralement des milieux plus proches de leur lieu de vie.
« À chaque année, on en rencontre. Il y a de l’intérêt, mais ils vont ailleurs. Il y a énormément d’offres, alors ils ont le choix », constate-t-elle.
Dans ce contexte, le repreneuriat devient une solution concrète pour assurer la continuité des services. La vétérinaire met de l’avant un cadre de travail structuré, une équipe d’expérience et une qualité de vie recherchée.
« On leur dit à quel point c’est agréable de vivre ici, de s’installer. Le salaire est compétitif, les conditions sont bonnes », ajoute-t-elle.
L’équipe compte entre actuellement une dizaine de personnes, dont entre autres deux vétérinaires — l’une à temps partiel et l’autre en semi-retraite —, quatre techniciennes, deux aides techniques et une personne à la gestion.
Consciente de l’enjeu, Dre Lebeuf assure qu’elle restera en poste aussi longtemps que nécessaire.
D’ici là, la clinique tente de maintenir l’équilibre malgré la pression. « On n’a pas le choix de protéger notre équipe. Je ne peux pas me permettre de les épuiser », souligne-t-elle.
Malgré les défis, elle garde espoir que l’attention médiatique récente autour de la situation puisse contribuer à attirer une relève. « On en parle beaucoup ces temps-ci… peut-être que ça va faire une différence », dit-elle,
La situation observée dans Charlevoix reflète un enjeu plus large. Un récent reportage de Radio-Canada évoquait un manque potentiel de 300 à 700 médecins vétérinaires au Québec. Une pénurie qui pourrait s’accentuer, alors que l’Ordre, fort de ses quelque 3 100 membres, prévoit une vague importante de départs à la retraite au cours de la prochaine décennie.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.