Un potentiel en veille au bord du fleuve
La marina de Baie-Saint-Paul
Au cours des dernières années, des acteurs du milieu de la rue Saint-Anne, à Baie-Saint-Paul, se sont penchés sur l’avenir du secteur de la marina, avec l’objectif de mieux mettre en valeur ce site stratégique.
Le propriétaire du Domaine Belle Plage, Philippe Trudel, confirme qu’un plan de développement structuré avait été amorcé, notamment en collaboration avec le Club nautique de Charlevoix, un organisme sans but lucratif qui exploite la marina.
Le projet visait à mettre à niveau les installations existantes, notamment par la reconstruction de la jetée affectée par l’érosion et le dragage de la rade afin d’augmenter la capacité d’accueil des embarcations. Actuellement limitée à une quinzaine de places, la marina pourrait en offrir plus du double dans des conditions optimales.
« On avait préparé quelque chose de concret », indique-t-il au Charlevoisien.
Le projet reposait sur une formule de partenariat public-privé. L’un de ses éléments centraux était la création d’une promenade riveraine — un boardwalk — longeant la rivière du Gouffre jusqu’au quai, afin d’intégrer davantage le site à l’offre touristique locale. Cette promenade, pensée en collaboration avec la Ville, devait s’inscrire dans une approche écoresponsable et mettre en valeur le paysage naturel.
Un bâtiment de services, avec toilettes, douches et capitainerie, faisait aussi partie du concept, tout comme l’aménagement d’une terrasse et l’ajout d’un service de restauration, possiblement en partenariat avec le Domaine Belle Plage.
Des études préliminaires avaient été réalisées, confirmant notamment l’absence de contamination du site et le potentiel de développement. D’autres analyses devaient être réalisées. « On était rendus à l’étape de faire les budgets, on était prêts à investir », souligne Philippe Trudel.
Mis sur la glace
Malgré cet élan, le dossier est aujourd’hui sur pause. M. Trudel souligne qu’en raison des travaux déjà en cours au Domaine Belle Plage, il a dû revoir ses priorités et lever le pied. Il estime que la suite du projet passera par des personnes prêtes à prendre le relais, tout en demeurant ouvert à y investir du temps et de l’argent.
Philippe Trudel assure que l’idée demeure bien vivante. Selon lui, le site possède un fort potentiel encore sous-exploité, tant pour les plaisanciers que pour les visiteurs.
Il insiste néanmoins : la suite dépendra de la mobilisation du milieu. « Ça prend des gens qui veulent s’impliquer et y consacrer du temps et de l’énergie », fait-il valoir.
Au-delà de la marina, il croit que le secteur du quai gagnerait à être mieux structuré. « Il y a quelque chose de très beau ici, mais on ne l’exploite pas à son plein potentiel. Il manque un fil conducteur. Avec une vision d’ensemble, on pourrait en faire un lieu encore plus attrayant », conclut-il.
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