Absolution conditionnelle pour une agression sexuelle à Petite-Rivière-Saint-François

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Par Jérôme Gagnon 11:45 AM - 24 avril 2026
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Archives | Le Charlevoisien

Un homme de Québec, David Lapointe, a obtenu ce vendredi une absolution conditionnelle au palais de justice de La Malbaie après avoir plaidé coupable, en juin 2024, à une agression sexuelle survenue en 2022 dans un établissement de Petite-Rivière-Saint-François.

L’homme dans la quarantaine devra, entre autres, se soumettre à une probation de deux ans, effectuer 180 heures de travaux communautaires et verser une somme de 4 000 $ (3 000 $ à la plaignante et 1 000 $ à la Maison La Montée). Toute infraction ou tout manquement aux conditions pourrait entraîner l’inscription d’une condamnation à son dossier. Dans ce dossier, le ministère public réclamait plutôt une peine d’emprisonnement de neuf mois.

Selon la preuve retenue, M. Lapointe, alors fortement intoxiqué, avait multiplié les gestes non consentis envers une employée qui tentait de l’aider à regagner sa chambre à la fermeture du bar. Malgré les refus répétés de la plaignante, il a tenté de l’embrasser à plusieurs reprises et a commis des attouchements à caractère sexuel.

Le juge Mario Tremblay a rappelé la gravité des gestes, insistant sur les objectifs de dénonciation et de dissuasion dans ce type de dossier. « Les absolutions en matière d’agression sexuelle sont rares, mais elles ne sont pas inexistantes. Chaque cas doit être apprécié selon ses faits et son contexte », a-t-il souligné.

Dans son analyse, le tribunal a retenu plusieurs facteurs atténuants. L’accusé ne possède aucun antécédent judiciaire, a plaidé coupable et présente, selon les évaluations versées au dossier, un risque de récidive jugé très faible, voire quasi inexistant. Le juge a également noté que l’homme est un membre actif de la société et qu’il a entrepris certaines démarches personnelles à la suite des événements.

Le magistrat a toutefois nuancé ces éléments en soulignant une réserve importante quant à la profondeur de la prise de conscience de l’accusé. Bien que des remords aient été exprimés, le tribunal estime que la compréhension des conséquences des gestes posés envers la victime demeure partielle.

Malgré ces réserves, le juge a conclu qu’il n’était pas nécessaire d’inscrire une condamnation pour atteindre les objectifs de la peine. « Il n’est pas nécessaire d’inscrire une condamnation pour que vous tiriez les leçons qui s’imposent », a-t-il affirmé.

Notons que la victime dans ce dossier a fait le choix de ne pas témoigner.

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