Le 31 mars dernier, dans un article paru dans le Charlevoisien, on pouvait lire l’article : Le “Sentier” dit avoir un « mandat clair »
On y mentionnait les résultats obtenus lors d’un récent sondage effectué en février, dont le but était de connaitre l’intérêt de la population advenant une reconversion de la voie ferrée en piste cyclable.
Si le projet de piste cyclable le long du fleuve est une bonne idée, le fait de démanteler la voie ferrée soulève de sérieuses inquiétudes sur l’aspect économique régional.
Pour ceux qui suivent le dossier depuis un certain temps; dernièrement vous avez pu constater que certaines personnes semblent encore se questionner sur la vocation de la voie ferrée dans Charlevoix. (Voir l’article: La voie ferrée de Charlevoix, à quoi sert-elle ?)
Pour cette raison, nous prendrons le temps de faire un retour en arrière afin de nous remémorer certaines sorties effectuées par le syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont.
Depuis trop longtemps déjà, une crise majeure sévit dans le domaine forestier. Depuis les 30 dernières années, plusieurs représentations ont été faites par le Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont afin d’amener des alternatives concrètes à la compagnie en vue de leur permettre de traverser le temps, assurer l’avenir de l’usine et sécuriser les emplois à Clermont.
Lors des 2 dernières années, le syndicat a mentionné à plusieurs reprises qu’afin d’aider l’usine et ses travailleurs, l’industrie ferroviaire devrait revenir dans Charlevoix Est pour le transport de marchandises.
Comme le train de marchandises a déjà opéré par le passé à l’usine, cela représente une avenue logique qui, en plus de permettre à l’usine de sauver des coûts de transport, assurait un approvisionnement en copeau, diminuerait l’empreinte écologique et permettrait de diminuer l’achalandage sur la 138.
Si ces démarches sont faites, c’est afin d’assurer la pérennité de l’usine; nous pensons également que cela permettrait à Charlevoix-Est de préserver un équilibre économique déjà très fragilisé.
C’est donc avec étonnement que nous avons pris connaissance des résultats du sondage.
À la première lecture, nous nous sommes d’abord demandé si ce n’était pas un poisson d’avril tellement les propos tenus par l’Association avaient changé.
Deux jours plus tard, un second article faisait la manchette. Nous avons été heureux de constater que Chemin de fer Charlevoix avait rectifié le tir et réaffirmé sa volonté de garder le chemin de fer actif.
À la lumière des déclarations faites par Le Groupe sentier de la rive de Charlevoix (GSRC), nous ne pouvons passer sous silence ce qui a été mentionné et des mises au point se veulent nécessaires.
Le 16 février
GSRC mentionnait: « On veut aller chercher le pouls direct de la population. On ne veut pas tomber dans une dualité train-piste. On veut connaître l’opinion des gens par rapport à cette vision de développement et à la réappropriation du littoral ».
À ce moment, il était clair que l’association recherchait à recueillir des opinions et non d’obtenir un mandat de la population sur ce qui pourrait être fait avec les installations qui, selon leur dire, n’était pas entretenue.
Sur cette affirmation il serait intéressant de savoir où ils ont pris leurs informations. Nous serions portés à dire dans une boule de Crystal achetée sur Temu, mais nous allons nous garder des réserves. Nous sommes certains qu’ils seront capables de nous répondre avec des preuves à l’appui. On ne peut pas s’improviser expert ferroviaire uniquement afin de concrétiser un projet qui nous tient à cœur. Au même titre qu’on ne peut s’approprier un mandat en s’appuyant sur un simple sondage. Cela ne serait pas sérieux!
Bien qu’une possible réfection devrait être effectuée sur certains tronçons afin d’assurer une reprise des opérations de façon sécuritaire. Avant de penser démanteler la voie, il est impératif d’effectuer une évaluation des coûts de la remise en fonction, des réparations et/ou entretiens nécessaires, analyser le potentiel économique qu’elle pourrait apporter à la région, etc… Nous pouvons donc dire que l’étude de faisabilité commandée par la MRC de Charlevoix Est pour la reprise du train de marchandises tombe à point.
À ce sujet, savez-vous qu’il y a eu une reprise des activités ferroviaires en Gaspésie grâce à des investissements du fédéral et du provincial? Effectivement, c’est 55 millions provenant du Fédéral qui a été injecté ainsi que plus de 800 millions du provincial afin de mettre à terme le projet. Comme Charlevoix est pratiquement rendu une Gaspésie 2.0 pensez-vous que les différents paliers de gouvernement ne pourraient être sollicités afin de rendre le projet possible? Poser la question c’est un peu y répondre!
le 17 février
On pouvait lire: « On ne travaille pas contre le Train »,
« L’éléphant dans la pièce », comme il le dit lui-même, est le Train. Tant que ce dernier sera sur les rails, il est impensable de réaliser le projet. « Si le Train cesse définitivement ses activités, notre projet sera l’alternative », ajoute-t-il en entrevue.
Le temps a passé et le discours a beaucoup changé. Maintenant le GSRC mentionnait avoir en poche un mandat clair de la population. Nous ne sommes plus à la même place du tout.
Si l’objectif initial part d’une bonne intention, la crédibilité du sondage se voulait questionnable. Plusieurs données affectant directement la crédibilité de la démarche se sont glissées dans le processus venant biaiser directement les résultats obtenus. Un sondage ouvert à tous ne reflète pas la volonté ainsi que la réalité locale. Je peux demeurer en Abitibi et émettre mon opinion sur une possible piste cyclable dans Charlevoix sans même songer à y mettre les pieds de toute ma vie, du coup, cela enlève la légitimité du mandat clair.
Lors de la divulgation des résultats , il était mentionné que 1542 personnes étaient pour l’implantation d’une piste cyclable, soit 90% des répondants. On pouvait même y lire que cela devrait être sujet pour les prochaines élections… mais 1542 personnes c’est quoi?
1542 personnes au Québec, ça représente environ 0.017% de la population totale . Dans la capitale nationale 0.02% et dans Charlevoix au complet: 5.1% et uniquement dans Charlevoix-Est 9.6%
Avec ces résultats l’association prétendait avoir un mandat clair…. Avoir une telle prétention est pratiquement l’équivalent de dire que le peuple québécois a octroyé un mandat à la CAQ afin de construire un troisième lien. Cela fait maintenant près de 100 ans que la Côte-Nord attend un pont. Vous irez leur demander ce qu’il en pense! Le parallèle est très large, mais très représentatif par apport à la situation actuelle.
Pour ceux qui ne s’en souviennent plus, l’hiver dernier, la région a vécu un gros conflit de travail au Massif de Charlevoix. Au début du conflit, plusieurs acteurs politiques on prit position et ont mentionné que nous devrions nous diversifier afin de ne pas tout miser sur le tourisme.
À ce moment, le Syndicat du Papier de Clermont avait alors répondu à un appel de solidarité régionale et était allé supporter les 300 grévistes, les 300 familles de chez nous qui piquetaient devant le Massif.
Lors de notre visite, nous avions souligné ,à la présidente du syndicat du Massif, ne pas comprendre que des guerres de clochers sévissaient encore entre l’est et l’ouest.
Aujourd’hui nous sommes en mesure de comprendre un peu plus. Autant par le passé, nous avons pu penser que ça dormait au gaz dans l’est, autant, maintenant, nous sommes fiers de dire que le préfet de Charlevoix-Est monsieur Michel Couturier ainsi que son adjoint monsieur Luc Cauchon ont pris position dans ce dossier et tentent de supporter le milieu industriel de Charlevoix-Est en déclin depuis trop longtemps déjà. Pour avoir fait l’exercice, depuis la fermeture de la poulette c’est plus de 500 jobs dans le domaine industriel ou manufacturier qui a été perdu dans Charlevoix Est.
Autant le milieu industriel a déjà fait rayonner l’est de Charlevoix, autant maintenant, si un projet ne gravite pas autour du tourisme, celui-ci est rejeté automatiquement.
Nous ne croyons pas que personne ne pense que la piste cyclable en abord du fleuve n’est pas une bonne idée en soi, mais le projet ne doit pas nuire à l’économie régionale et sérieusement une piste cyclable payante dans Charlevoix ??? Sommes-nous vraiment rendus là ??
Pour terminer, nous croyons qu’il est entièrement mérité de remercier les intervenants de la MRC de Charlevoix-Est, qui tentent présentement de relancer le train de marchandise et devant l’ampleur que le dossier à pris, nous encourageons très sérieusement la MRC voisine à prendre position si elle désire la région unie.
Éric Marinoff
Résident de clermont
Président du Stt du papier de Clermont ainsi que tout l’exécutif du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.
Encore faut-il que ce sois viable… ca ne l’étais pas et il ont arrêtez l’utilisation du train de marchandise depuis quoi ? 16 ans ? La machine a continué de tourner.
Côté industriel on peut ce le dire, tout n’est pas rose… pourquoi serais-ce plus viable aujourd’hui, études et chiffres à l’appuis ?
11 ans et la réalité actuellement est complètement différente. Avec la crise forestière qui sévit comme jamais l’usine a un besoin criant de copeau.
La voix ferrée serait une alternative très intéressante qui réduirait les coûts de transport en plus de diminuer la circulation sur la 138 et diminuer notre empreinte écologique en plus de stimuler l’économie de l’est de charlevoix et potentiellement de l’ouest.
Peu importe le volet qu’on peut regarder il y a beaucoup plus de positif que de négatif.
Je me posais de sérieuses questions sur le sondage, d’excellents éléments de réponse dans ce texte.
Des sondages, des études on peut faire dire ce que l’on veut certes à ces résultats. Mais encore faut-il faire la preuve que le transport de marchandises en train d’éventuelles industries serait viable. Tout est à refaire pour garnir un parc industriel ayant ces besoins. Et pour convaincre des gouvernements d’investir comme en Gaspésie il faut un plan et de l’intérêt. Un projet de longue haleine qui demande beaucoup de sérieux. Les parties en cause s’unissent afin de démontrer leur objection à déroger de la vocation du chemin de fer. On sent de cette alliance un intérêt servant uniquement une partie de la rentabilité que le chemin de fer pourrait générer. C’est presque bloquer le développement en ne faisant pas de place à des projets porteurs pour l’avenir,
Il ferait bon de savoir d’ou viennent les copeaux pour l’usine de papiers de clermont. Ils proviennent principalement de la scierie des outardes près de baie-comeau et du Saguenay lac-st-jean. Trouvez-moi une voie ferrée qui se rend à Clermont à partir de ces régions. Le sondage effectué par le g.s.r de1142 personnes, 87% des signataires résidaient dans Charlevoix. Après avoir perdus le moulin de papiers de clermont et solugaz, il n’y a pas d’industrie pour faire fonctionner un train de marchandises viable dans Charlevoix. Un promoteur privé veut un train de marchandises mais avec les deniers publics. Actuellement, un projet pour le vélo est sur la table de la m.r.c, le trajet pour la route verte est homologué, on pourrait facilement commencer les travaux.
Monsieur Harvey, Sans vouloir vous manquer de respect, je crois qu’on pourrait dire sans se tromper que si votre nom était Pinochio assurément qu’il n’y aurait aucune pénurie de copeau tellement vos propos sont soit mensongés, non-fondés ou totalement déconnectés de la réalité. 1. La scierie des Outardes est fermé depuis janvier 2026. Dans le passé, l’approvisionnement provenait en grande partie de cette scierie. Cependant avec la crise forestière et les fermetures de scieries qui abondent depuis quelques années; la logistique a dût être revu. Maintenant, les copeaux proviennent de la Beauce, du Bas-St-Laurent, dela Gaspésie et un faible pourcentage du Saguenay Lac St-Jean. Avec votre grande connaissance du transport ferroviaire vous devez sans aucun doute connaître ces informations!2. Ce n’est pas 1142 mais 1542 personnes qui ont répondu donc si c’est 87% des ŕépondants qui proviennent de Charlevoix, cela veut donc dire 0.015% pour le Québec, 0.018% pour la Capitale Nationale, 4.6% pour Charlevoix au complet, 8.63% pour Charlevoix-Est. Vous êtes sûrement capable de nous dire le pourcentage provenant de Charlevoix-est ainsi que les résultats obtenus auprès de ces personnes! Car vous devez savoir que ce sont eux qui qui seraient directement impactés par le projet que vous prôner… Lire la suite »
Dans la vie,il existe des opinions différentes et que les âneries, les pinochios, les malhonnêtes ne sont pas tous du même côté. Le train dans la Beauce de Lévis à Armagh à été transformé en piste cyclable. Si les copeaux proviennent aussi de la Gaspésie et du bas-st-laurent, information que je ne doute pas, nous ne sommes pas plus avancé. À l’évidence ce n’est pas rentable puisque le moulin de papier à Clermont n’y fait pas venir ses copeaux et que solugaz par la voix de son président a déjà investit ailleurs et ne reviendra pas en arrière. Si nous avons perdu ces deux gros joueurs peut-etre qu’il aurait fallu s’en occuper avant.
Dans le sondage il y a 1542 personnes comme vous dites c’est mieux que 1142. Si 87% de signataires résidaient dans charlevoix pensez-vous que ça intéresse le reste de la province. L’est et l’ouest sont indissociables car le train passe dans les deux secteurs. S’il y a une bonne chose à cette discussion, ça permet de fournir de l’information supplémentaire et que les colibets totalement disgracieux et immatures n’ont pas leur place sur ce média.
Monsieur Harvey, vous avez totalement raison sur les opinions divergentes. C’est pour cela que j’ai pris la peine de spécifier que je ne voulais pas vous manquer de respect en effectuant un parallèle avec Pinochio. J’ose espérer que les fausses informations que vous avez mentionnées sont faites involontairement de votre part cependant celles-ci pourraient induirent le lecteur dans l’erreur. En 2026 je crois que l’on appelle ca de la désinformation et tant mieux si vous êtes reconnaître vos erreurs; cela se veux tout à votre honneur. Je respect votre opinion et je suis heureux de voir qu’un débat s’installe sur la place publique. Il y a de nombreux enjeux rattachés à ce dossier et les vrais choses doivent être dites afin de faire la lumière sur la question. Oeuvrant dans le domaine industriel, je peux vous confirmer que les travailleurs sont très inquiètent pour le futur de la région qui gravite depuis trop longtemps pratiquement juste autour du tourisme. Nombreux sont ceux qui ont des enfants et qui aimeraient que ceux-ci puissent avoir un futur dans la région mais présentement à moins d’être dans le domaine de l’éducation, dans le domaine hospitalier ou dans le domaine touristique rare sont les… Lire la suite »
Et si le train de marchandise s’avérait rentable et très utilisé, serions-nous prêt a voir et entendre circuler de longs trains de marchandises en pleine nuit à travers Saint-Joseph-de-la-Rive, Saint-Irénée ou derrière le bucolique Germain Charlevoix? À vivre avec le risque de déraillement et d’accident environnemental ou pire qui pourrait mettre la population riveraine en danger (pensons Mégantic)?
Le développement économique récent s’est construit sur la croyance que le train de marchandise ne reviendrait probablement jamais. C’est un développement à vocation éco-touristique et immobilier qui risque de ne pas bien cohabiter avec le transport ferroviaire tout azimuth et tout ce que ça implique.
Je me questionne également sur l’argument voulant que le train soit essentiel au développement du parc industriel de Clermont alors que Québec est à 1:15h de route par camion. À ce compte, le parc industriel de Saint-Urbain n’a pas accès au rail non plus.