Le prix de l’essence continue sa progression dans Charlevoix, atteignant désormais près de 1,99 $ le litre dans certaines stations, un seuil psychologique qui inquiète autant les automobilistes que les acteurs économiques régionaux.
Selon les données de l’outil CAA-Québec, le prix à la pompe est fortement influencé par le coût d’acquisition du carburant et les marges au détail, calculés quotidiennement à partir des marchés pétroliers internationaux. Déjà en mars, l’organisme observait une hausse marquée dans la région, avec un prix réaliste dépassant les 1,70 $ le litre dans la Capitale-Nationale.
Or, l’écart entre ce prix « réaliste » et celui affiché à la pompe tend à se refermer rapidement en période de tension, ce qui laisse peu de répit aux consommateurs.
Une hausse directement liée au contexte géopolitique
La flambée actuelle ne s’explique pas uniquement par des facteurs locaux. Elle s’inscrit dans un contexte international particulièrement instable, marqué par les tensions entre les États-Unis et l’Iran.
Le conflit a notamment des répercussions majeures sur le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. Des perturbations — voire des blocages — dans cette zone suffisent à faire grimper les prix à l’échelle planétaire, y compris au Québec.
Comme le rappelle la CAA, les tensions géopolitiques figurent parmi les principaux facteurs influençant le prix de l’essence, aux côtés de l’offre, de la demande et de la capacité de raffinage.
Une pression accrue sur les ménages
Cette hausse survient alors que le coût de la vie demeure élevé. Chaque augmentation de quelques cents par litre se traduit par des dizaines, voire des centaines de dollars supplémentaires par année pour les automobilistes.
CAA-Québec souligne d’ailleurs que même de faibles variations ont un impact direct sur le budget des ménages, en particulier pour ceux qui parcourent de longues distances quotidiennement.
Une situation encore instable
Rien n’indique pour l’instant un retour rapide à la normale. Tant que les tensions persisteront au Moyen-Orient et que la circulation du pétrole restera incertaine dans le détroit d’Ormuz, les marchés demeureront volatils.
Dans ce contexte, les experts s’entendent : les prix pourraient continuer de fluctuer fortement dans les prochaines semaines.
Ottawa souhaite apporter son aide face à la hausse des prix du pétrole
Le premier ministre Mark Carney indique que le gouvernement fédéral examine des moyens de venir en aide aux Canadiens.
Les prix du pétrole ont grimpé en flèche depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février, s’établissant à plus de 1,80 $ le litre en moyenne à travers le Canada, contre environ 1,32 $ il y a un an.
M. Carney affirme que son gouvernement souhaite aider à «amortir le choc» pour les Canadiens.
Les conservateurs ont appelé les libéraux à soulager les Canadiens à la pompe en suspendant les taxes fédérales sur l’essence et le diesel jusqu’à la fin de l’année.
Le chef conservateur Pierre Poilievre a déclaré la semaine dernière que la suppression de la taxe d’accise sur les carburants, de la norme sur les combustibles propres et des surtaxes de la TPS sur l’essence et le diesel permettrait aux consommateurs d’économiser environ 25 cents le litre.
– Avec des informations de La Presse Canadienne
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