Sentier de la rive : « plus de conversation à avoir » pour Chemin de fer Charlevoix
Chemin de fer Charlevoix se concentre sur son avenir. Questionné sur la consultation présentée par le Groupe Sentier de la rive de Charlevoix, le président David Blair affirme que le rail est là pour demeurer.
« Quand le projet a changé de direction, avec des objectifs qu’on juge irréalistes, il n’y a plus de conversation à avoir », tranche-t-il en entrevue avec le Charlevoisien. Des échanges avaient été amorcés, mais dans un cadre précis, « sans compromettre la sécurité ni l’avenir du chemin de fer ». Selon lui, ce cadre n’est plus respecté. L’organisation ne souhaite donc plus commenter le dossier.
En parallèle, l’entreprise accueille favorablement l’étude lancée par la MRC de Charlevoix-Est sur le potentiel du transport de marchandises. L’exercice vise à dresser un portrait global incluant le port de Pointe-au-Pic.
« L’objectif, c’est d’avoir un portrait global des actifs, d’analyser leur état — notamment certains tronçons de la voie — et de déterminer les travaux nécessaires. On appuie entièrement la démarche et on va être un partenaire engagé », affirme M. Blair.
Le président estime que le potentiel ferroviaire de la région demeure largement sous-utilisé. « Ailleurs, des lignes ont été abandonnées et nécessitent aujourd’hui des investissements majeurs. Ici, la ligne est fonctionnelle. » Au-delà du train touristique, il croit que le développement du transport de marchandises est essentiel pour assurer la viabilité de l’infrastructure et stimuler l’économie locale. Il évoque notamment le parc industriel de Clermont, dont la capacité reste, selon lui, sous-exploitée.
« Un chemin de fer en opération attire des investisseurs. Une relance progressive peut amener d’autres industries et clients », dit-il, tout en précisant que les retombées ne seront pas immédiates.
Le train de banlieue avance ?
Un projet de train de banlieue est encore au stade des discussions. La première phase viserait un lien entre Québec et Sainte-Anne-de-Beaupré, avec un service matin et soir pour les travailleurs. Une extension vers Baie-Saint-Paul, le Massif ou La Malbaie pourrait être envisagée à plus long terme. « Le transport quotidien et le transport touristique sont deux réalités différentes », rappelle-t-il.
Ce développement reposera toutefois en partie sur l’appui gouvernemental. « Les trains de banlieue sont subventionnés. Si on démontre un achalandage intéressant et un impact sur la circulation, les programmes pourraient s’appliquer ici », estime-t-il. Il insiste aussi sur l’importance d’un service compétitif face à l’automobile.
Malgré les débats, David Blair se montre catégorique : aucun abandon du rail n’est envisagé. « On ne peut pas simplement arrêter un chemin de fer. » Il rappelle également les avantages environnementaux du transport ferroviaire, qui contribue à réduire le nombre de camions sur les routes et les émissions de gaz à effet de serre.
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Bon, enfin.