Moins de transbordement à Pointe-au-Pic
Le quai de Pointe-au-Pic.
Une baisse de fréquentation et d’activités de transbordement au quai de Pointe-au-Pic suscite des questionnements à La Malbaie. Si la situation est bien réelle, les autorités locales appellent toutefois à la prudence avant d’en mesurer pleinement les impacts.
Le maire de La Malbaie et président de la Société de gestion des infrastructures de transport (SOGIT), Michel Couturier, confirme que des discussions sont en cours avec le principal utilisateur des installations, Domtar.
« Il faut comprendre que c’est le seul client majeur qui transborde au quai de Pointe-au-Pic », explique-t-il. « On avait été informé d’une baisse de transport due à certains enjeux du côté de Domtar. »
Des impacts encore difficiles à chiffrer
Pour le moment, aucun portrait clair ne peut être dressé quant aux répercussions financières de cette baisse. Plusieurs variables entrent en jeu, notamment la fréquence des navires, leur durée d’accostage et le tonnage transporté.
« Est-ce qu’il y aura moins de bateaux? Est-ce qu’ils resteront plus longtemps? Est-ce que le tonnage sera de 10 000 tonnes ou de 5 000 tonnes? Tout ça a un impact financier », souligne M. Couturier.

Bien que la nouvelle ne soit pas réjouissante, il insiste sur le fait que les données actuelles demeurent partielles. « C’est sûr que c’est toujours plus intéressant d’entendre que ce sera une bonne année. Mais pour l’instant, on doit prendre ça avec des pincettes. »
Selon les informations évoquées, le nombre de navires pourrait varier entre cinq et neuf pour l’année à venir. « Si on est plus près de neuf, ce n’est pas si pire. Mais si on descend plus bas, là ça devient plus considérable », ajoute-t-il.
Domtar ajuste sa logistique
De son côté, Domtar confirme adapter ses opérations en fonction de différents paramètres.
« Domtar adapte sa logistique de transport en fonction de plusieurs facteurs dont l’évolution du marché et les coûts de transport. Domtar continue d’utiliser le port de Pointe-au-Pic, une infrastructure importante pour l’usine de Clermont », indique l’entreprise par voie écrite.
D’autres activités pour compenser
Malgré cette incertitude, certaines activités viennent soutenir l’utilisation du quai. La SOGIT prévoit notamment accueillir de nouveaux transports liés à l’industrie éolienne.
« L’an passé, on a eu un des trois arrivages de pièces d’éoliennes. Cette année, on s’attend à en recevoir encore », précise M. Couturier.
Ces opérations représentent des revenus non négligeables et confirment que le quai demeure un maillon logistique actif dans la région.
Des infrastructures en bon état
Le maire tient également à rassurer quant à l’état des installations. « Le quai est en très bon état. Toute la capacité portante a été vérifiée pour les pièces d’éoliennes », affirme-t-il.

Les enjeux se situent davantage du côté de l’entretien général des infrastructures connexes, comme certains entrepôts, la jetée ou encore d’autres installations gérées par la SOGIT.
« On parle souvent de plusieurs centaines de milliers de dollars par année en entretien. On a besoin de ces revenus-là », rappelle-t-il.
Un défi de diversification
Au-delà de la situation actuelle, la question de la diversification demeure centrale. La SOGIT doit maximiser l’utilisation de ses différentes infrastructures, incluant le quai, le réseau ferroviaire et même l’aéroport régional.
« Ce sont des outils que nous avons et que beaucoup de régions aimeraient avoir. Le défi, c’est de les maximiser », conclut M. Couturier.
Ainsi, bien qu’une baisse d’activité soit anticipée au quai de Pointe-au-Pic, l’ampleur réelle de ses impacts reste à préciser. Entre incertitudes du marché, ajustements logistiques et opportunités émergentes, le portrait demeure en évolution.
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7 iles, Baie-Comeau et La Baie accueillent des bateaux de croisières. Ont-ils tant d’attraits a offrir aux croisieristes ? Qu’est ce qui nous empêchent d’en accueillir aussi petit, moyen ou gros? Qui doit faire l’effort d’au moins évaluer le marché ? Le triumvirat Ville-MRC-Tourisme et la Sogit ́pourraient-ils créer un comité pour le développement des croisières et évaluer les capacités et les possibilités. Si impossible on le saura une fois pour toute. Le monde des affaires doit etre consulter. Il y a beaucoup de craintes injustifiées. On doit avoir de l’ambition et ne pas toujours avoir l’air de réussir nos projets a moitié.
Faire à moitié c’est courant dans notre patelin. Amélie Dionne, ministre du Tourisme vient d’annoncer que son gouvernement élargit le programme pour la création de nouvelles liaisons aériennes internationales vers le Québec au secteur des croisières et bonifie de 4,6 M$ l’enveloppe actuelle du programme, ce qui porte à près de 10 millions de dollars les fonds disponibles.
En 2024 seulement, les croisières internationales ont généré près de 330 M$ en dépenses touristiques au Québec.
Monsieur le maire à chapeaux, que le travail ne demeure pas sur la table en les regardant pour un analyse sommaire. Vous ne faites que nous rapportez ce que l’on vous informe.