« Comment est-ce que je peux vous rendre moins à boutte ?», – la députée Bourassa
La députée Kariane Bourassa a apprécié sa rencontre avec des représentants d’organismes communautaires de la région qui sont allés plaider pour obtenir un meilleur financement et de la reconnaissance.
Une délégation de six représentantes du milieu communautaire de Charlevoix et de la Côte-de-Beaupré, dont les co-porte-paroles du mouvement Communautaire à boutte de la cellule de Charlevoix, Sophie Fortier-Malette (CALACS de Charlevoix) et Lucie Carré (L’Éveil), ont rencontré l’élue à son bureau de Beaupré.
Durant l’échange l’idée, une table de concertation a été évoquée. Cette dernière permettrait d’obtenir des réponses du CIUSSS de la Capitale-Nationale, par exemple, sur le financement accordé.
L’élue s’est engagée à porter la voix des organismes communautaires de Charlevoix dès ce mercredi à l’Assemblée nationale.
Malgré l’ouverture exprimée par la députée, les organismes disent avoir été clairs : les processus ne se sont pas simplifiés au fil des dernières années.
« Dès le début de la rencontre, Mme Bourassa a tenu à souligner l’importance du milieu communautaire. Toutefois, elle a rapidement repris la ligne de son parti en mettant de l’avant l’enveloppe globale de 2,2 milliards de dollars accordée au communautaire », précisent-ils par voie de communiqué.
Lors de la rencontre, Lucie Carré a rappelé que seulement 57 % de ces sommes sont consacrées à la mission globale des organismes. Le reste est majoritairement distribué sous forme de financement par projets, un modèle que les organismes dénoncent unanimement.
Les représentantes ont aussi expliqué que ces financements ponctuels exigent un investissement considérable, tant en rédaction de demandes qu’en reddition de comptes.
Elles ont également rappelé que ces financements sont limités dans le temps, généralement sur des périodes de deux à trois ans, ce qui maintient les équipes dans une précarité constante. « Nous développons des projets en réponse à des besoins bien réels sur le terrain. Mais lorsque le financement prend fin, les besoins, eux, ne disparaissent pas », ont-elles souligné.
« Nous croyons qu’il est essentiel de mettre en place une instance non seulement de concertation, mais véritablement décisionnelle, permettant aux acteurs du milieu de déterminer où les sommes doivent être investies, en fonction des besoins réels du terrain, et non au gré de l’actualité », ajoutent les organismes.
Le mouvement Communautaire à boutte poursuivra ses actions afin de faire reconnaître pleinement le rôle essentiel des organismes dans le filet social québécois.
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