Présentée à la bibliothèque Laure-Conan dans le cadre de la programmation hiver-printemps, la conférence « Cancer : les nouvelles découvertes » a attiré un public curieux et engagé, samedi après-midi. Organisée par le Centre Déclic, l’activité gratuite a permis de faire le pont entre la recherche scientifique et le grand public, dans une formule axée sur le dialogue.
Pour l’occasion, la chercheuse Mélanie Laurin, professeure adjointe à la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheuse au Centre de recherche du CHU de Québec, était accompagnée de la journaliste scientifique Valérie Levée, qui assurait l’animation.
Malgré le beau temps printanier, plusieurs citoyens ont répondu à l’appel. « Des gens éveillés, intéressés, qui participent… c’est toujours impressionnant de voir la qualité des questions et le désir de comprendre », souligne Mme Laurin.
L’objectif de la conférence était clair : vulgariser la science du cancer et en démystifier les mécanismes. « On veut expliquer ce qu’est le cancer, pourquoi il en existe plusieurs formes et pourquoi c’est aussi complexe. Mais surtout, montrer qu’il y a de l’espoir grâce à la recherche », explique la chercheuse.
Parmi les sujets abordés, les avancées récentes en recherche ont été mises de l’avant. Dans son domaine, le cancer de la peau, Mme Lorrain s’intéresse notamment à la distinction entre les formes agressives et celles qui le sont moins, avec l’objectif d’identifier des biomarqueurs. « On tente de mieux comprendre ces différences pour orienter les traitements de façon plus précise », précise-t-elle.

La conférence a également permis d’aborder des concepts de plus en plus connus du public, comme l’immunothérapie et le rôle du microbiote dans l’évolution du cancer. Ces pistes ouvrent la voie à une médecine plus personnalisée, adaptée aux caractéristiques propres à chaque patient.
Au-delà des avancées scientifiques, l’enjeu de l’information a aussi été soulevé. « Les gens s’informent beaucoup, mais il y a encore plusieurs mythes, notamment sur l’alimentation ou l’alcool. Le défi, c’est souvent l’interprétation des études », mentionne Mme Laurin.
C’est précisément là que le Centre Déclic intervient. Sa mission : créer des espaces d’échange entre scientifiques et citoyens. « On veut provoquer des rencontres et permettre au grand public de poser ses questions. C’est pour ça qu’on accorde une grande place à la période d’échanges », explique Valérie Levée.
La formule semble porter fruit. Dès la première partie, les participants n’hésitent pas à intervenir. « Les questions viennent naturellement, parfois très pointues, parfois plus de base. Ça montre que les gens ont envie de comprendre », observe l’animatrice.
Adapté à tous les niveaux de connaissances, le contenu est préparé par des journalistes scientifiques afin de rendre les concepts accessibles. Une approche qui favorise l’engagement du public, peu importe son bagage.
Au final, la conférence aura permis non seulement de mieux comprendre le cancer, mais aussi de rappeler l’importance d’un accès à une information fiable et vulgarisée. Et surtout, de souligner que, malgré la complexité de la maladie, la recherche continue d’avancer.
La prochaine conférence du Centre Déclic, portant sur l’observation des oiseaux de Charlevoix, est prévue le 11 avril à 10 h.
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