L’émotif dossier du camping de la ZEC des Martres n’est pas terminé. Une demande de réévaluation des 24 installations jugées non conformes sera transmise au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
C’est ce que la présidente du conseil d’administration, Isabelle Paquet, a confirmé lors d’un webinaire de près de deux heures, jeudi soir, et qui a réuni près de 150 membres.
« C’est un beau geste pour rétablir le lien de confiance », a souligné une campeuse après avoir entendu la présidente confirmer la démarche. « On va agir rapidement. On ne veut pas laisser traîner les choses », a dit la présidente, qui n’a pas manqué de rappeler en ouverture de réunion que « le ministère nous surveille et notre marge de manœuvre est mince pour conserver notre droit de commerce ».
Le manque d’information sur les éléments non conformes a été soulevé par plusieurs campeurs. « Se faire mettre dehors pour un joint d’uréthane, c’est ridicule », a lancé un campeur qui n’en revenait pas. On n’est pas des méchants. On vous a aidé à retrouver le droit de commerce », a-t-il poursuivi.
« On veut des balises claires », a dit un autre. « On va les inclure dans les baux de location », a mentionné Isabelle Paquet, qui a présenté le webinaire comme un moment de compréhension et d’apaisement.
« On n’est pas des récalcitrants. Il y a moyen de s’entendre. On est 24 et on n’est pas 24 méchants », a mentionné un autre campeur. « Tout le monde est prêt à se conformer », a renchéri une autre.
La plupart des 24 campeurs ont collaboré, a admis la présidente de la ZEC. « Avec quatre ou cinq, ça été plus difficile », a-t-elle précisé.
Si le ministère ne modifie pas le classement de ces 24 campeurs, ils devront quitter la Zec au plus tard le 30 juin.
175 installations sont jugées conformes.
Dans les premières minutes de la rencontre, plusieurs campeurs ont clairement indiqué vouloir « aller plus haut au ministère » pour contester la décision rendue par la Zec. « Je n’ai jamais vu personne faire une inspection et on est jugé non conforme pour des peccadilles », a lancé une femme très déçue de la tournure des événements.
Des campeurs ont mentionné qu’il semblait y avoir deux poids, deux mesures dans l’application des règlements du camping. Dans d’autres Zecs on tolère des éléments qu’on demande de corriger sur la ZEC des Martres. « C’est évident que, dans nos échanges avec le ministère, nous avons parlé d’équité », a conclu la présidente.
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