L’Unité clinique mobile en prévention cardiovasculaire de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) sera de retour ce printemps dans Charlevoix du 19 au 25 avril. Cette fois-ci, elle s’attardera à la santé des résidents de l’Est de la région.
«On a beaucoup aimé notre expérience dans Charlevoix l’an dernier, c’est pour ça qu’on n’a pas hésité à recontacter les équipes pour venir une deuxième fois», indique d’emblée la Dre Marie-Ève Piché, cardiologue et chercheuse spécialisée en prévention cardiovasculaire à l’IUCPQ.
Les rendez-vous seront offerts du 20 au 24 avril inclusivement, de 7 h à 19 h. L’endroit où sera érigée la clinique n’a pas encore été confirmé, «mais c’est bonne en voie de se confirmer que nous irons à Saint-Siméon», mentionne celle qui est aussi professeur à la faculté de médecine de l’Université Laval.
Comme lors de la première phase de la recherche, chaque participant à la recherche aura droit à un examen médical complet. Cela comprend entre autres la mesure de la tension artérielle, des bilans sanguins avec un dépistage du diabète et du cholestérol, un dépistage d’arythmie du cœur, un test d’effort sur un tapis roulant, échographie du cœur. À la fin de ces différentes étapes, un bilan de santé sera remis à la personne.
La cardiologue croit qu’il va y avoir quelques différences entre les résultats perçus en 2025 du côté de Saint-Hilarion, ainsi que ceux qui seront constatés dans Charlevoix-Est.
«On sait que les conditions cardiovasculaires, ce sont des maladies multifactorielles. Ça dépend dans l’environnement dans lequel on vit, de notre hérédité et de notre bagage génétique ainsi que de plein d’autres facteurs contextuels, sociaux, culturel et individuel», explique Dre Piché.
«Je pense qu’il va effectivement y avoir des différences entre les deux milieux. On peut juste penser à l’environnement qui est différent. C’est aussi en lien, des fois, avec le statut socio-économique, ou encore l’accessibilité à des infrastructures pour pratiquer des activités physiques», énonce-t-elle comme théorie.
Attrapés au bon moment
La première phase du projet de recherche, menée en 2025, a déjà son bon lot d’effets positifs.
Parmi les 150 participants qui ont été rencontrés à travers les cinq communautés étudiées, 58 personnes ont reçu des ajustements thérapeutiques et 1 patient sur 2 a reçu un suivi à l’IUCPQ suivant leur visite.
«Par l’intervention de toute notre équipe, ainsi que les équipes locales, on a, depuis, amené des rémissions de conditions de santé. Parce qu’on avait identifié de façon précoce. […] Ça montre l’efficacité de ce type d’interventions», souligne la cardiologue.
Elle croit d’ailleurs que cet aspect doit motiver la population à prendre un rendez-vous. «Selon l’Organisation mondiale de la santé, on peut prévenir jusqu’à 80 % des conditions cardiovasculaires si on l’identifie avec les facteurs de risque assez assez tôt. […] Mieux on connaît une population, mieux on sera capable de développer une stratégie en prévention bien ciblée pour une population», soulève Dre Marie-Ève Piché.
Les citoyens intéressés à participer doivent répondre aux critères suivants :
– Être âgé entre 40 et 65 ans;
– Présenter un surpoids ou une obésité (IMC ≥ 27 kg/m2);
– Ne pas présenter de condition cardiaque;
– Ne pas être enceinte.
Pour participer ou avoir plus d’informations, vous êtes invités à communiquer par téléphone au 418-656-8711 poste 2731, ou encore par courriel au santeinclusive@criucpq.ulaval.ca.
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