MRC de Charlevoix : les mêmes constats reviennent en sécurité incendie
Le rapport annuel en sécurité incendie de la MRC de Charlevoix 2025 est presque une copie conforme des 5 derniers. La présence des pompiers aux interventions et pratiques diminue et la force de frappe n’est souvent pas atteinte faute de communication radio. Les alarmes non fondées sont encore trop nombreuses bien que stables. Les mêmes constats reviennent encore et encore.
« Des enjeux reviennent année après année. Ils sont soulevés aux élus. Il y a des améliorations dans certains services, mais avec un taux de présence moyen annuel de 53 % aux pratiques c’est insuffisant pour garder les acquis », commente Sébastien Davis, coordonnateur de la sécurité incendie pour la MRC de Charlevoix et capitaine au Service sécurité incendie de Baie-Saint-Paul.
En 2025, les pompiers ont été appelés 512 fois au total sur le territoire de la MRC. C’est 50 appels de plus qu’en 2024. Sans grande surprise, près du tiers des appels sont des alarmes.
Au niveau de la prévention pour les risques faibles, 100% des adresses visées ont été contactées. 67% des visites ont été faites avec 1 093 visites complétées sur un objectif de 1 642. Des lettres ont été envoyées et des accroche-portes ont aussi été laissés.
Pour les risques élevés et très élevés, Baie-Saint-Paul est en retard, puisqu’en ce moment ce service n’a pas de préventionniste et doit faire affaire avec une firme privée. Ailleurs, les objectifs fixés pour les 8 ans du plan sont atteints.
Sur la force de frappe, le rapport montre que Baie-Saint-Paul l’a atteint à 79,17% sur 24 appels où elle était requise dans le périmètre urbain et à l’extérieur de ce dernier. Les Éboulements et Saint-Hilarion ont des notes parfaites avec respectivement 2 et un appel où la force de frappe était nécessaire. Petite-Rivière-Saint-François termine l’année à 50% sur 4 appels. Elle ne s’appliquait pas à Saint-Urbain puisqu’aucun appel ne la nécessitait.

Dans le schéma de couverture de risques en sécurité incendie de la MRC de Charlevoix, la force de frappe est en milieu urbain se compose ainsi : un effectif minimal de 8 pompiers sur les lieux de l’intervention. Une alimentation en eau de 1 500 litres par minutes pendant 30 minutes et en milieu rural, un volume d’eau de 15 000 litres d’eau est requis à l’appel initial. Au moins une autopompe ou autopompe-citerne conforme à la norme ULC-S515 et un temps de réponse inférieur à 15 minutes.
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