Transport et intermodalité
Le transport est un outil en soutien au développement économique et social d’une région, d’une province ou d’un pays.
Sur le plan économique, le transport demeure un atout important pour les entreprises puisqu’il permet à celles-ci de mieux s’approvisionner en intrants et de faciliter l’expédition de leurs produits finis, éléments importants dans un contexte de mondialisation et de concurrence de plus en plus serrée
Sur le plan social, le transport permet de faciliter le déplacement des personnes en support, entre autres, aux milieux de la santé et de l’éducation.
Plus une région possède de facilités et de modes de transport, alors plus elle peut répondre aux besoins de ses citoyens et de ses entreprises. De plus, l’intermodalité dans le contexte du transport de marchandise est un élément fondamental pour répondre aux besoins, puisqu’elle permet l’interconnexion entre le transport routier, ferroviaire et maritime.
Pour les entreprises qui opèrent actuellement dans notre région et celles qui désirent s’y installer, les facilitées et les modes de transports sont des éléments fondamentaux qui orientent leur décision pour le maintien de leurs activités ou sur la décision de venir s’y installer.
La région de Charlevoix, est dans ce contexte assez privilégiée puisqu’elle possède un port de mer (Quai de Pointe-au-Pic), une voie ferrée qui la relie à l’ensemble du réseau ferroviaire de l’Amérique et un réseau routier qui permets de desservir les communautés locales, les gens qui y habite et les entreprises qui contribuent à son développement économique. Évidemment, des améliorations sont toujours requises pour maintenir ces diverses infrastructures. D’ailleurs le Gouvernement du Québec a déjà investi plusieurs Millions de dollars, il y a une quinzaine d’années pour améliorer la voie ferrée afin de répondre aux besoins du transport de marchandises.
MAIS LEUR PRÉSENCE, LEUR PRÉSERVATION ET LEUR FONCTIONNALITÉ EST FONDAMENTALE POUR TOUTE LA RÉGION et avec la réglementation actuelle il est beaucoup plus facile de les améliorer plutôt que les reconstruire.
Développer sans détruire les acquis
Il ne faut surtout pas construire en détruisant les acquis, il faut ajouter des facilités mais pas aux détriments des infrastructures en place. La perspective d’un sentier pour le transport actif est intéressante et serait probablement un atout pour le développement touristique, mais n’oublions pas que le transport de marchandise est tout aussi important pour les entreprises et l’industrie car il permet de diversifier l’économie de la région, qui actuellement est plus tributaire de l’industrie touristique.
Alors construisons sans détruire et je suis persuadé que ce sera bénéfique pour nous tous.
Pistes de solutions
L’article de M. Bertrand Dion, publié dans le Journal Le Charlevoisien le 17 février dernier, donne des pistes de solutions et des exemples de réalisations très intéressantes, entre autres concernant la promotion du transport de marchandise via le chemin de fer. Avec une expérience de plus de 40 ans dans le domaine des transports au Québec et à l’étranger, entre autres comme Sous-Ministre adjoint au Ministère des Transports du Québec, je crois que l’infrastructure ferroviaire a tout avantage à intégrer le transport des marchandises, car une utilisation unique pour le transport des personnes par un Train touristique me semble fragile pour assurer viabilité à long terme de la voie ferrée.
Plus près de nous, en 1996, une cour de transbordement a été aménagée dans le parc industriel de Clermont, celle-ci était utilisée principalement par des entreprises de transformation de bois d’œuvre de la Côte-Nord; donc les installations sont déjà en place mais doivent probablement subir certaines améliorations pour continuer dans ce genre d’intermodalité. Les camions provenaient des scieries de la Côte-Nord et le centre de transbordement permettait d’acheminer ces cargaisons de bois par le chemin de fer, réduisant ainsi la circulation sur le Route 138 entre Clermont et Québec, tout en rentabilisant les opérations du Chemin de Fer. Ce n’est qu’un exemple d’intermodalité et il y en a sûrement d’autres, mais pour se faire il faut que les intervenants régionaux en concertation avec le propriétaire du Chemin de Fer acceptent d’ouvrir l’offre en transport de marchandises.
En espérant que ces quelques suggestions puissent alimenter les réflexions pour l’avenir de la voie ferrée pour le transport des marchandises et des personnes.
Horizon
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Parfaitement d’accord. Faut avoir une vision à long terme pour mesurer l’importance d’un projet. I faut construire à partir de ce qu’on possède et respecter le potentiel de ce qui est en place.