Cabaret Festif: une troisième soirée de qualification intense et habitée

Par Félix Côté 10:27 PM - 28 février 2026
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Thee Sorehead et l i l a repartent avec les honneurs de cette troisième soirée de qualification du Cabaret Festif, au terme d’une soirée dense où quatre univers complètement différents se sont succédé sur scène. Une victoire acquise devant un jury expérimenté… mais aussi devant un public visiblement conquis. L a été le choix des juges et l i l a a été choix du public

Avant d’en arriver là, la soirée avait été lancée par le porte-parole invité et ancien gagnant du prix du jury en 2019, Alex Burger, venu rappeler avec humour et bienveillance ce moment charnière que représente une qualification dans un parcours artistique.

Une ouverture explosive : Thee Soreheads

Le groupe montréalais a immédiatement imposé son ton : punk frontal, rock brut et attitude assumée.

Dès les premières notes, l’énergie était telle que les chaises du parterre semblaient presque inutiles.

Entre cris, riffs nerveux et paroles scandées, la foule a rapidement embarqué — particulièrement lors d’un moment participatif où les spectateurs ont repris en chœur « My body my choice ».

Une entrée en matière électrique qui a installé la tension pour le reste de la soirée.

Charlie Juste : vulnérabilité et puissance

Changement complet d’atmosphère ensuite avec Charlie Juste.

La réaction du public a été immédiate : attentive, presque instinctive. Sa voix brute et ses textes sensibles ont trouvé écho chez les spectateurs qui se sont mis à bouger au rythme des pièces.

Accompagnée de son groupe, elle a navigué entre douceur et intensité pour montrer ses différentes couleurs musicales.

Même un bref trou de mémoire — qui l’a forcée à recommencer une chanson — a renforcé le caractère humain et sincère de sa prestation plutôt que de la fragiliser.

Maky Lavender : connexion directe

Maky Lavender a pris la scène avec assurance, invitant dès le premier refrain le public à lever les bras.

Sa performance s’est construite comme un dialogue constant : appels-réponses, battements de mains et échanges complices.

Entre une pièce plus hip-hop construite sur un sample des années 90 et des moments plus chaleureux, le rappeur a progressivement monté l’intensité, donnant tout jusqu’à la fin… qu’il a terminée sans chandail, sous les cris.

l i l a : la scène devient un refuge

Pour clore la soirée, l i l a a transformé le Cabaret en espace intime. Chandelles, éclairages doux et ambiance contemplative : le décor faisait déjà partie du spectacle.

Sa voix enveloppante a invité le public à ralentir.

Ses chansons — qu’elle décrit comme « roadtrip » — ont plongé la salle dans une écoute attentive, presque méditative.

Les dernières notes ont laissé une impression de calme collectif, comme si la salle respirait à l’unisson.

Un jury qui connaît la route

Les artistes ont performé devant :

  • Alex Burger, artiste établi et ancien lauréat du Cabaret
  • Émilie Rioux, journaliste et chroniqueuse culturelle
  • Garance Chartier, gestionnaire et metteure en scène cumulant plus de 25 ans d’expérience

La compétition culminera lors de la finale présentée le 21 mars à la salle multi de l’Hôtel Germain.

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