La MRC de Charlevoix-Est presse Québec d’agir sur l’hôpital et le parc national avant les élections

Par Félix Côté 4:48 PM - 24 février 2026
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Archives | Le Charlevoisien

Le Bloc A, soit la plus vieille partie de l'hôpital, est considéré comme en « mauvais état », selon Santé Québec.

À l’approche d’une année électorale, la MRC de Charlevoix-Est multiplie les pressions sur Québec afin d’obtenir des engagements clairs concernant la construction d’un nouvel hôpital et la création du parc national de la Côte-de-Charlevoix.

Le préfet et maire de La Malbaie, Michel Couturier, explique que les résolutions adoptées visent à maintenir la pression politique, puisqu’« on ne rate pas une occasion de pousser ces dossiers-là », rappelant qu’il s’agit de « dossiers majeurs pour la région ».

C’est surtout le dossier de l’hôpital de La Malbaie qui préoccupe les élus. Promis en 2019 par le gouvernement, le projet serait prêt à franchir l’étape décisive. Le préfet affirme que « le dossier d’affaires initial est prêt et déposé au Conseil des ministres » et qu’« il n’y a pas beaucoup de projets au Plan québécois des infrastructures qui sont aussi près de la réalisation que celui-là ».

La résolution adoptée demande donc officiellement son inclusion dans la phase de réalisation du PQI 2026. Pour Michel Couturier, l’attente a assez duré : « la population l’attend depuis six ans » et « les crédits sont là, on est en 2026… faites-le donc cet hôpital-là ».

Concernant le parc national, il souligne que le projet est à un stade avancé et que l’acceptabilité sociale est acquise. Selon lui, « tout le monde a travaillé longtemps pour mettre à terme ce projet-là » et la MRC souhaite que Québec « confirme la réalisation dans les plus brefs délais », idéalement avant l’automne.

La crainte d’un changement de gouvernement

La démarche est aussi motivée par la perspective d’un changement de gouvernement lors des élections de novembre. Le préfet craint qu’un nouveau pouvoir politique puisse ralentir le projet puisqu’« un parti qui arrive peut revisiter les engagements précédents et revoir ses priorités ».

Même s’il croit que le projet finira par se concrétiser, il ne veut pas revivre un autre cycle d’attente. « Je ne souhaite pas que ça dure encore cinq ou six ans. 2026 doit être l’année, sinon on repart pour longtemps », affirme-t-il, ajoutant que le dossier deviendrait alors un enjeu électoral régional.

Au-delà des soins, la MRC considère le futur hôpital comme un outil d’attraction. « Un hôpital neuf et une clinique moderne, c’est des conditions que beaucoup de médecins regardent », dit-il, convaincu que la région possède actuellement « un momentum » favorable au recrutement.

Michel Couturier souligne par ailleurs l’appui de la députée Kariane Bourassa, qu’il décrit comme une alliée, tout en insistant sur la nécessité d’une confirmation gouvernementale rapide.

À défaut d’annonce avant la campagne, l’impact politique pourrait être important. Selon lui, « si le mandat se termine et que l’hôpital n’est pas fait, ça va être une tache importante dans le dossier du gouvernement dans la région ».

En somme, la MRC ne veut plus de promesses : elle réclame des décisions.

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