La MRC de Charlevoix-Est ne fait désormais plus partie du dernier quintile québécois de l’indice de vitalité économique. Résultat : son enveloppe du Fonds régions et ruralité (FRR) chute d’environ 1 million de dollars à moins de 200 000 $ par année.
Une baisse majeure qui ne découle pas d’une détérioration de la situation locale — bien au contraire — mais d’un changement de position dans un classement comparatif entre MRC. « C’est quand même un paradoxe de nous dire : vous travaillez bien, puis on vous coupe les vivres », résume le préfet de la MRC de Charlevoix-Est et maire de La Malbaie, Michel Couturier.
Une amélioration relative
Le programme provincial accorde davantage d’argent aux territoires les plus fragiles économiquement. Tant que Charlevoix-Est figurait dans le dernier quintile, elle recevait environ 1 M$ pour soutenir ses projets structurants.
Mais le classement repose sur une moyenne provinciale : lorsqu’une autre MRC recule davantage, elle peut prendre la place au bas de l’échelle. « On pourrait dire qu’on s’est amélioré… mais ça peut aussi vouloir dire qu’une autre MRC a régressé et a changé de place avec nous », explique le préfet.
Même sans être dans la catégorie la plus défavorisée, plusieurs municipalités locales demeurent admissibles à certains volets du fonds. « Baie-Sainte-Catherine, Saint-Siméon et La Malbaie sont encore en Q4. Ça veut dire qu’il reste du travail à faire. »
Michel Couturier aurait souhaité conserver l’enveloppe bonifiée encore quelques années afin de consolider les progrès. « J’aurais aimé garder les fonds au moins trois à cinq ans pour continuer sur l’élan. »
Selon lui, la perte de financement n’est pas proportionnelle à l’amélioration réelle : plusieurs projets demeurent nécessaires pour soutenir l’attractivité et l’économie locale.
Une réaction mesurée
Malgré tout, la MRC n’a pas entrepris de revendication formelle contre la formule de calcul. « Quand on avait l’argent, c’est parce qu’on en avait besoin. Aujourd’hui encore il serait utile, mais on comprend la façon de calculer. »
Le préfet préfère voir dans ce changement un signal positif. « Je l’ai analysé assez positivement en me disant : c’est un bon signe, on ne se cale pas. »
La MRC entend poursuivre ses actions de développement économique, même avec une marge de manœuvre réduite : soutien aux entreprises, transfert agricole, foresterie et attractivité régionale. « Je ne suis pas du genre à m’apitoyer trop longtemps sur la perte des fonds. On travaille avec ce qu’on a et on va de l’avant. »
Pour Michel Couturier, l’objectif demeure le même : renforcer l’économie locale, peu importe les programmes. « À un moment donné, il va arriver d’autres choses. »
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A un moment donné il va arriver autre chose. C’est ça attendons le Messi. Malgré l’optimisme de notre préfet tout indique que l’on se compare à ceux qui sont en bas de l’échelle. A-t-on remarqué autre chose qu’un fond sans fin et ça continu. Charlevoix est est bien mal pris.