À Baie-Saint-Paul, un sourire qui rassemble
Serge Ndongmou, installé à Baie-Saint-Paul depuis 2023, cumule deux emplois tout en espérant pouvoir réunir sa famille au Québec.
Loin de sa femme et de ses enfants depuis près de trois ans, Serge Ndongmou poursuit son intégration à Baie-Saint-Paul. Arrivé au Québec en octobre 2023, l’homme originaire du Cameroun s’est rapidement fait connaître dans la communauté, notamment par son implication professionnelle et son attitude positive.
Serge occupe un poste de nuit à la résidence de l’Estuaire. Il cumule également un deuxième emploi au Maxi de Baie-Saint-Paul. Un horaire exigeant qu’il assume pleinement.
« Je travaille la nuit, je finis le matin. Je me repose quelques heures et je repars. C’est comme ça depuis que je suis ici », explique-t-il. « Oui, c’est difficile, mais j’aime travailler. »
Pour lui, le travail est central dans son parcours d’intégration. Il dit comprendre l’importance de contribuer à la société qui l’accueille. « Je suis venu chercher la sécurité et la paix. Ici, je me sens en sécurité. Alors je dois faire ma part. Travailler, c’est ma façon de redonner », affirme-t-il.
Conscient des débats entourant l’immigration et l’emploi, il répond aussi aux critiques qu’il entend parfois. « Nous ne voulons pas voler les emplois. Il faut être travaillant. Si tu es travaillant, tu ne manqueras pas d’emploi. Moi, je travaille. Je ne vole rien », dit-il.
L’espoir
Derrière cette détermination se trouve toutefois une réalité plus personnelle. Depuis son départ du Cameroun, Serge n’a pas revu sa famille en personne. Les contacts se font à distance, par appels vidéo et messages. Il soutient également financièrement ses proches restés au pays, leur envoyant une partie de son salaire pour subvenir à leurs besoins.
« Vivre sans sa famille, ce n’est pas facile. Ce qui me manque le plus, c’est ma famille. Mon objectif, c’est qu’ils puissent me rejoindre ici », confie-t-il.
Les démarches administratives sont en cours. Dans son cas, le processus semble bien engagé pour sa résidence permanente, mais il demeure long avant de pouvoir entreprendre un regroupement familial.
Malgré l’éloignement et la lourdeur des procédures, Serge insiste sur sa gratitude envers sa région d’accueil. « Moi, je serai toujours reconnaissant pour ce que Charlevoix m’offre. Ici, j’ai la sécurité, la paix. C’est un paradis pour ceux qui travaillent. Si tu veux travailler, tu peux avancer », affirme-t-il.
La vedette du Maxi
Le conseiller municipal de Baie-Saint-Paul, Bernard Boulianne, dit avoir été marqué par lui dès leurs premières rencontres au Maxi, où il a l’habitude de se rendre.
« Je n’avais jamais vu quelqu’un d’aussi souriant et d’aussi rassembleur. Tout le monde veut le voir ou lui parler au Maxi », souligne-t-il. « Il y a des gens qui me disent que c’est la vedette du Maxi. »
M. Boulianne explique s’être intéressé à lui naturellement. « J’ai toujours aimé les communautés ethniques. Je l’ai invité chez moi, il est venu avec un ami, et l’histoire s’en est suivie. »
Une relation amicale s’est développée au fil du temps. Le conseiller l’a notamment invité à regarder le Super Bowl récemment. « C’est hyper le fun de faire ça avec lui. Il a une joie contagieuse. Ce gars-là, il est incroyable », ajoute-t-il.

Pour le conseiller, des travailleurs comme Serge sont essentiels à la vitalité de la région. « Il fait des emplois que pas tant de monde que ça veut faire, notamment en résidence. On en a besoin dans notre communauté. Tu as des soucis quotidiens et tu gardes ce sourire-là. Il y a du charisme, oui, mais il y a aussi d’autres personnes plus discrètes avec des parcours tout aussi intéressants. C’est important de reconnaître leur effort. »

qui l’a mené au poste de conseiller
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.
J’ai eu la chance de me rendre 2 fois au Cameroun à Nkongsamba, au Bénin, au Togo, au Sénégal et en Cote d’Ivoire. J’y ai rencontré des gens chaleureux et dédié à l’amélioration de la vie dans leur pays ou par l’immigration. J’ai rencontré des maires, des responsables d’organismes avec qui j’ai travaillé et lié des amitiés qui perdurent encore aujourd’hui. Qu’ils soient musulmans ou chrétiens, l’accueil est chaleureux. Serge est à l’image de beaucoup d’Africains, j’aimerais bien le rencintrer.