Charlevoix désavantagée? Hardy s’engage à vérifier
Le député de Montmorency-Charlevoix Gabriel Hardy dans son lieu de travail.
Le député fédéral de Charlevoix–Montmorency, Gabriel Hardy, affirme vouloir faire la lumière sur la gestion des seuils d’admissibilité aux logements sociaux, à la suite des préoccupations soulevées par le président de l’Office régional d’habitation (ORH) de la MRC de Charlevoix, Gaston Duchesne.
Le président de l’ORH a porté le dossier à l’attention du député fédéral Gabriel Hardy lors d’une rencontre tenue dans les dernières semaines.
M. Duchesne pointait récemment au Charlevoisien un écart qu’il juge difficilement justifiable entre Québec et les régions rurales de la Capitale-Nationale en matière de seuils de revenus donnant accès aux logements sociaux, malgré leur appartenance à la même région administrative.
« Le coût de la vie est très, très élevé. Ce n’est pas vrai qu’en région, ça coûte moins cher qu’en ville. Le gaz est au même prix, l’épicerie est aussi chère, les logements ont augmenté », affirme Gabriel Hardy, qui dit partager les préoccupations exprimées par M. Duchesne.
Le député souligne notamment que dans Charlevoix, le prix des maisons est passé en quelques années d’environ 249 000 $ à 500 000 $, ce qui accentue la pression sur les ménages à revenu modeste.
Qui fixe les seuils?
Au cœur du débat se trouve le plafond de revenus pour les besoins impérieux (PRBI), un programme de juridiction fédérale administré par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Au Québec, son application relève toutefois de la Société d’habitation du Québec (SHQ), qui établit les seuils régionaux.
Gabriel Hardy affirme vouloir clarifier le partage exact des responsabilités.
« Ma compréhension initiale, c’est que l’argent vient du fédéral, mais qu’il est administré par le provincial et que c’est le provincial qui décide des seuils. Mais je veux m’assurer de bien comprendre qui gère quoi », explique-t-il.
Le député conservateur dit vouloir éviter toute ingérence dans les champs de compétence provinciaux, tout en poursuivant ses démarches pour obtenir des réponses claires.
« Les conservateurs, la dernière chose qu’on veut faire, c’est de s’ingérer dans les compétences des provinces. Mais je veux savoir si le fédéral fixe des directives ou s’il s’agit d’une gestion entièrement provinciale. »
Un modèle jugé contre-productif
Gabriel Hardy appuie également l’argument selon lequel certains paramètres actuels peuvent décourager le travail.
Il cite en exemple une personne monoparentale au salaire minimum qui, en travaillant 40 heures par semaine, pourrait perdre l’accès à certaines allocations.
« Ça n’a aucun sens de demander aux gens de travailler moins dans un contexte où ils ont besoin d’argent. Le but, c’est que les gens participent à la main-d’œuvre et qu’on puisse offrir des services à la hauteur des besoins », soutient-il.
Le député affirme avoir été « très sensible » à la démarche de Gaston Duchesne. De son côté, le président de l’ORH souhaite toujours que les seuils d’admissibilité soient harmonisés afin d’assurer une plus grande équité entre les régions.
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