Un plan pour protéger la biodiversité charlevoisienne
La Région de la biosphère présente son Plan intégré de conservation des milieux naturels et de la biodiversité qui se déploiera sur 10 ans.
« Ce plan vise à structurer, prioriser et coordonner les actions de conservation à l’échelle de l’ensemble du territoire, afin d’optimiser les ressources, renforcer les synergies et soutenir une prise de décision éclairée en matière d’aménagement et de gestion du territoire », explique-t-on.
Au chapitre des forces, la mobilisation exemplaire entre les différents partenaires charlevoisiens. Parmi les défis, le financement des nombreuses actions qui devront être arrimées à diverses sources de financement.
Divisé en 6 grandes cibles (sommets subalpins, forêts, milieux humides et hydriques, friches agricoles, estuaire et littoral) et 6 piliers de vision commune (connaître pour mieux agir, protéger ce qui est essentiel, restaurer les milieux dégradés, développer des pratiques durables et exemplaires, mobiliser et outiller les acteurs, agir ensemble à long terme), le plan identifie 56 actions prioritaires en identifiant les maîtres d’œuvre.
Certaines actions s’appliqueront à l’ensemble des milieux naturels, notamment le renforcement de la connaissance écologique et le soutien à la mobilisation des acteurs régionaux et de la population.
La mise en ligne d’une cartographie interactive régionale est d’ailleurs une action en droite ligne avec ce dernier objectif. Très complète, mais également évolutive, celle-ci est d’ailleurs accessible sur le site de la Région de la biosphère.

Le plan sera déployé en 3 phases, la première s’achevant en 2027, la seconde couvrant la période 2028 à 2031 et la troisième, les années 2032 à 2035.
La Région de la biosphère ne sera pas porteuse de dossier pour l’ensemble des actions, précise Amélie Adam, responsable Conservation à la RBC. « C’est un des éléments qui ressortaient souvent dans les consultations en amont du plan. Il y a des actions qui seront prises en charge par des partenaires « maîtres d’œuvre. Certaines relèveront du ministère de l’Environnement, mais on a décidé de les conserver dans le plan pour démontrer qu’il y a une mobilisation portée par l’ensemble des partenaires », poursuit Mme Adam.
La RBC planchera d’ailleurs sur son propre plan d’action pour les actions dont elle assurera le leadership.
En ce qui a trait au financement, un travail d’arrimage avec les programmes de subvention est prévu, indique Mme Adam.

Le plan propose « une feuille de route évolutive, structurée autour de cibles de conservation claires et d’axes d’intervention transversaux, qui reconnaît les actions déjà en place tout en orientant les efforts futurs. » Il peut être consulté sur le site de la RBC.
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