Parc de la Côte-de-Charlevoix : les concepts pour Baie-des-Rochers et les Palissades présentés

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Par Victor Carré 9:42 PM - 20 février 2026 Initiative de journalisme local
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Victor Carré | Le Charlevoisien

Une trentaine de citoyens ont assisté à la présentation.

Après Baie-Sainte-Catherine, c’était au tour des citoyens de Saint-Siméon de découvrir les concepts d’aménagements du projet du Parc de la Côte-de-Charlevoix. Une trentaine ont assisté à la rencontre d’informations qui se déroulait vendredi soir au Centre communautaire Raymond-Marie Tremblay.

Les chargés de projet du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les Changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), Geneviève Brunet et Jean-François Beaulieu ainsi que Daniel Groleau de la Sépaq étaient présents pour l’occasion. 

Les deux pôles localisés sur le territoire de Saint-Siméon, dans les secteurs de Baie-des-Rochers et les Palissades, seront respectivement axés sur l’observation des paysages et sur une expérience sportive.

Un camping d’environ 75 sites pour tous types de véhicules sera aménagé dans le secteur Côtier Sud. Un projet qui n’a pas ravi la propriétaire d’un camping situé à Saint-Siméon, qui estime que l’arrivée d’un autre camping pourrait impacter ceux déjà présents dans le secteur.

« Si on se fit aux expériences passées, quand un Parc national s’établit, c’est tout le monde qui en bénéficie. […] Ce n’est pas tout le monde qui reste dans les parcs. Il y en a qui vont décider d’aller dormir dans les hôtels et campings environnants », a répondu M. Beaulieu.

Voici ce à quoi ressemblera le Secteur Côtier Sud du Parc.
Le Secteur Côtier Nord projeté.

Pas moins de 35 kilomètres de sentier seront proposés dans le secteur côtier. Les trajets dans le secteur Sud mèneront vers quatre belvédères pour observer les mammifères marins et le fleuve, tandis que ceux du Secteur Nord permettront de voir la Baie-des-Rochers. Ils seront accessibles pour les chiens, à quelques exceptions près.

« Ce sont des lieux exceptionnels pour la randonnée extrêmement riche en matière d’interprétation. […] Il y a un peu de relief, mais ça reste accessible », a indiqué Daniel Groleau.

Concernant le secteur des Palissades, il y est prévu d’y maintenir les activités de grimpe, qui sont déjà offertes sur place. Un travail d’agencement des sentiers, au niveau des parois et des bâtiments sont planifiés. « C’est vraiment un rehaussement des infrastructures qui est prévu dans la zone », a résumé M. Groleau. 

« L’actuelle gestionnaire du site [Aventurex] a été mise au courant avant les fêtes de la situation. […] C’était écrit noir sur blanc dans le bail qu’il avait signé avec la MRC de Charlevoix-Est qu’il aura droit à un dédommagement lorsque le parc sera créé », a ajouté Jean-François Beaulieu.

Il est également prévu d’installer une passerelle piétonnière sur la rivière Noire qui permettra de créer une trentaine de kilomètres de sentiers à l’ouest de la route 170. Il est planifié qu’ils soient connectés aux sentiers existants de la Traversée de Charlevoix.

Le secteur des Palissades.

Comme à Baie-Sainte-Catherine, une reconfiguration de la route 138 et de la route 170 est prévue afin d’aménager les accès aux sites. « À Baie-des-Rochers, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) en train de voir l’envergure et la superficie que prendra le virage à gauche qui permettra d’aller sur le site », avance Jean-François Beaulieu.

Certaines mesures ont également été prises afin d’atténuer les impacts du parc sur la population de Baie-des-Rochers. Aucune activité nautique ne sera offerte par le Parc national dans la Baie, les infrastructures qui seront construites seront discrètes pour ne pas nuire aux paysages et aucun site d’hébergement de la SÉPAQ n’est prévus près du quai.

Il est aussi prévu que les deux pôles situés sur le territoire de Saint-Siméon seront ouverts été comme hiver. L’accès au parc sera payant, y compris pour les résidents de Saint-Siméon. Une carte annuelle d’environ 50 $ sera offerte.

Mentionnons que le MELCCFP a décliné notre demande d’entrevues avec les chargées de projets. Par courriel, il apporte cependant certaines précisions supplémentaires quant à certains points liés à la création du parc.

Pour le moment, le budget nécessaire, le nombre d’emplois créés en lien avec le futur parc, ainsi que les retombées économiques liées au projet demeurent toujours inconnue. Une fois que le concept d’aménagement proposé aura été présenté aux citoyens, le Ministère et la Sépaq finaliseront ces évaluations.

Le MELCCFP indique également poursuivre son processus d’acquisitions de lots et propriétés situées dans les différents pôles. « Jusqu’à maintenant, tous les terrains ont été acquis de gré à gré », mentionne-t-il en ajoutant que des acquisitions additionnelles pourraient être requises, au terme des consultations publiques, pour rendre les accès au territoire conformes aux normes de sécurité routière.  

Après les rencontres citoyennes de février 2026, une consultation publique officielle suivra au printemps en vertu de la Loi sur les parcs, incluant 60 jours de commentaires. Une audience du BAPE pourrait avoir lieu à l’été ou à l’automne 2026. Si l’échéancier est respecté, le parc pourrait être officiellement créé à l’été 2028. 

Si vous avez des questions, suggestions, ou commentaires par rapport au projet, vous êtes invités à communiquer avec Jean-François Beaulieu au jean-francois.beaulieu@environnement.gouv.qc.ca ou Geneviève Brunet au genevieve.brunet@environnement.gouv.qc.ca.

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