Adam van Koeverden nie le sous-financement des athlètes olympiques

Par Donna Spencer, La Presse Canadienne 9:11 AM - 14 février 2026
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Le secrétaire d'État aux Sports Adam van Koeverden se lève pendant la période de questions au Parlement à Ottawa, le mercredi 28 janvier 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld

Le secrétaire aux Sports du Canada sait ce que c’est que d’être un athlète olympique, même si c’est dans un sport d’été.

Adam van Koeverden, champion olympique de kayak, a raconté que le partisan en lui s’était révélé lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina, en particulier en regardant son sport d’hiver préféré, le ski de fond.

«Pas seulement les athlètes canadiens, mais tous les athlètes, a-t-il indiqué vendredi au consulat canadien à Milan. Je les regarde et je ressens une certaine admiration.»

Le député libéral de Burlington-Nord–Milton-Ouest, qui a été champion du 500 m en 2004 et détient trois autres médailles olympiques, s’est vu confier le poste de secrétaire d’État aux Sports dans le premier cabinet du premier ministre Mark Carney il y a un peu moins d’un an. 

M. Van Koeverden a occupé pendant six ans le poste de secrétaire parlementaire auprès de plusieurs ministres des Sports successifs après avoir été élu pour la première fois en 2019.

Les athlètes canadiens, et par extension, le système sportif national, sont sous les feux de la rampe aux Jeux olympiques, où les succès et les échecs sont amplifiés sur la plus grande scène multisports de la planète.

Avec trois médailles d’argent et quatre de bronze, le Canada n’avait toujours pas remporté d’or vendredi. Le pays n’a jamais eu à attendre aussi longtemps pour une médaille d’or depuis les Jeux olympiques de 1988 à Calgary, où l’équipe hôte n’en avait obtenu aucune.

Les comités olympiques et paralympiques canadiens ont fait pression sur le gouvernement fédéral au nom des organismes nationaux de sport (ONS) pour obtenir une augmentation du financement de base, la dernière demande portant sur une hausse de 144 millions $ en 2025.

Le financement de base est l’argent sur lequel comptent toutes les ONS pour financer leurs activités, leurs athlètes, leurs entraîneurs et leur personnel de soutien, et elles affirment qu’il n’a pas augmenté depuis 2005. Il est décrit comme le «sang dans les veines» d’une organisation.

Deux budgets fédéraux ont été adoptés sans augmentation, bien que les athlètes aient vu leurs chèques d’aide mensuels augmenter de 410 $ dans le budget 2024. 

Le chef de la direction et secrétaire général David Shoemaker a mentionné que les athlètes canadiens «doivent de plus en plus faire plus avec moins».

M. Van Koeverden soutient que le gouvernement fédéral a considérablement investi dans les athlètes, puisqu’il consacre 266 millions $ par an au sport.

«Au cours des sept dernières années, nous avons réussi à augmenter le programme d’aide aux athlètes de 45 %», a-t-il souligné, ajoutant qu’il y avait également eu des augmentations dans les services de santé mentale, le soutien aux étudiants-athlètes et le financement des instituts sportifs qui fournissent des ressources scientifiques et médicales.

«On s’est attardé sur le fait qu’un volet, qui représente environ 15 % de notre financement du sport, est resté le même, mais le budget total consacré au sport et tout ce que je viens de mentionner a plus que doublé depuis le temps que de nombreuses organisations l’ont signalé, il y a environ 20 ans,», a-t-il ajouté.

Plus qu’une simple formation

Le système sportif doit également faire plus que former des athlètes olympiques, selon M. van Koeverden.

«C’est l’une des raisons pour lesquelles nous finançons le sport, mais il y en a une dizaine d’autres, a-t-il soutenu. Ma principale obsession en matière de politique est de veiller à ce que tout le monde ait la possibilité de pratiquer un sport, quels que soient ses antécédents financiers, sa situation, son lieu de résidence, ses parents, ses revenus, son handicap ou non, son sentiment d’appartenance. Abaissons toutes ces barrières.»

«La question est la suivante: voulez-vous financer la performance olympique pour la performance olympique, ou voulez-vous financer le sport pour toutes les bonnes raisons qui profiteront aux enfants, aux jeunes, aux familles, aux personnes âgées, aux communautés, pour toutes les raisons et de toutes les manières dont nous savons que cela est possible ? Ce que vous obtenez en retour, c’est aussi la performance olympique. Telle est ma vision», a-t-il expliqué.

Selon M. van Koeverden, le gouvernement fédéral a ouvert les coffres pour le sport en allouant des fonds à l’infrastructure dans le budget fédéral 2025 afin de construire et de revitaliser des piscines, des arénas et des gymnases.

«Auparavant, il s’agissait d’un fonds de 200 millions $, et maintenant, c’est un fonds de 51 milliards $, dit-il. Il est partagé avec les eaux usées et les transports en commun, mais la disponibilité des fonds pour les infrastructures sportives est considérablement élargie et augmentée.

Nous disposons de bonnes installations dans notre pays, mais nous devons en construire davantage. Le premier ministre ne cache pas son désir de développer le Canada, et cela inclut les installations sportives.»

Quant à la possibilité que le Canada accueille à nouveau les Jeux olympiques ou un événement multisports, tel que les Jeux panaméricains ou les Jeux du Commonwealth, M. van Koeverden a affirmé que cette initiative ne venait pas du gouvernement fédéral.

Le gouvernement fédéral apporte un soutien financier à de tels projets, comme les 320 millions $ accordés pour les matchs de la Coupe du monde de la FIFA qui se dérouleront à Toronto et à Vancouver plus tard cette année.

M. Van Koeverden croit fermement à l’héritage public que laissent les événements multisports. 

Il cite l’exemple du vélodrome de Milton, dans sa circonscription, construit pour les Jeux panaméricains de 2015, où s’entraînent les cyclistes olympiques sur piste et où les parents poussent leurs poussettes quand il neige dehors.

«Avant de nous focaliser sur le coût de la mise en œuvre et de l’organisation des Jeux, examinons également à quel point ces infrastructures sont opportunes lorsque nous avons une date butoir et des Jeux à organiser», a-t-il mentionné. 

«Il s’agit de travailler avec tous les niveaux de gouvernement pour s’assurer que c’est une priorité, que les infrastructures existantes sont utilisées et que les fonds publics qui y sont investis serviront les Canadiens pendant des décennies», a-t-il précisé.

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