Un 3e organisme s’oppose à la destruction de la Maison Desbiens
L’opposition à la démolition de la Maison Desbiens, à Pointe-au-Pic, continue de prendre de l’ampleur. Après deux interventions publiques dans les dernières semaines, un troisième organisme, Action patrimoine, s’est officiellement adressé à la Ville de La Malbaie pour demander que le projet soit rejeté.
Dans une lettre transmise le 5 février au Service de l’urbanisme et au greffe municipal, l’organisme met de l’avant plusieurs arguments supplémentaires qui viennent nourrir le débat entourant l’avenir du bâtiment situé au 20, rue Desbiens.
Parmi les nouveaux éléments soulevés, Action patrimoine insiste sur l’incohérence entre une éventuelle démolition et les projets municipaux de mise en valeur historique du secteur. L’organisme rappelle que La Malbaie prévoit développer un parcours patrimonial dans le secteur du chemin des Falaises et estime qu’autoriser la disparition d’un exemple d’architecture de villégiature typique minerait cette démarche.
Action patrimoine souligne également que la maison se trouve dans un territoire reconnu à plusieurs niveaux pour sa valeur patrimoniale. Le secteur figure dans le schéma d’aménagement et de développement de la MRC de Charlevoix-Est comme zone d’intérêt patrimonial en raison notamment de son bâti de villégiature. De plus, la résidence est située dans la bande de terrain incluse dans le Lieu historique national du Canada de l’Arrondissement-Historique-de-La-Malbaie, une reconnaissance fédérale qui témoigne, selon l’organisme, de l’importance de préserver l’ensemble du paysage bâti.
Autre point mis de l’avant : la responsabilité municipale quant à l’état du bâtiment. L’organisme note que l’édifice semble abandonné depuis plusieurs années et rappelle que la Ville dispose d’outils réglementaires pour assurer son entretien. Il cite le règlement municipal sur l’entretien et l’occupation des bâtiments, qui permet d’imposer des avis de non-conformité ou des constats d’infraction. Pour Action patrimoine, la situation actuelle ne devrait pas servir de justification à la démolition, mais plutôt inciter à une application rigoureuse des normes existantes.
Enfin, l’organisme insiste sur la valeur historique intrinsèque du bâtiment. Construit sur un terrain acquis en 1911 par l’ancien député et ministre provincial Adélard Turgeon, le pavillon représente selon lui un témoin significatif de l’architecture de villégiature qui caractérise l’histoire de Pointe-au-Pic.
Action patrimoine conclut en demandant formellement à la Ville de ne pas autoriser la démolition, estimant que la Maison Desbiens constitue un élément unique du patrimoine régional.
La décision municipale n’a pas encore été rendue publique.
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