Le projet pédagogique piloté par l’enseignant en charpenterie-menuiserie (ÉMOICQ) Marc-Antoine Bouchard continue de prendre de l’ampleur. Trois autres minimaisons sont maintenant à venir. L’une sera construite par une cohorte relancée à La Malbaie, tandis que deux autres doivent être réalisées à Québec.
Depuis ses débuts, le projet a permis de réaliser six minimaisons à Baie-Saint-Paul, incluant une unité destinée aux personnes en situation d’itinérance. « On essaie de répondre à des besoins concrets, tout en restant dans notre mission de formation », explique Marc-Antoine Bouchard.

Plus récemment, trois minimaisons ont été livrées à Baie-Saint-Paul à l’automne dernier, après avoir été construites à Québec durant l’hiver précédent.
Comme il s’agit d’un projet de formation, les élèves poussent les travaux le plus loin possible.
« Les élèves vont vraiment au maximum de ce qu’ils peuvent faire », souligne l’enseignant. « Il reste toujours un peu de finition intérieure, comme les armoires de cuisine ou certains éléments de plomberie, et ça, c’est complété en sous-traitance. L’électricité, elle, est déjà faite. »
Ces minimaisons seront également mises en vente prochainement, selon des conditions similaires à celles des deux unités déjà annoncées. Selon Marc-Antoine Bouchard, la Ville souhaite se concentrer sur cette étape pour le moment, même s’il demeure possible d’ajouter d’autres unités dans ce secteur.

D’autres en cours
Le projet ne s’arrête toutefois pas aux mini-maisons déjà livrées. Trois nouvelles unités sont dans les plans. « On a encore des projets à venir avec les élèves », confirme l’enseignant.
L’une d’elles sera construite par une cohorte relancée à La Malbaie. « Cette année, à La Malbaie, on construit une minimaison sur roues », indique-t-il. « On a réduit un peu l’ampleur du projet pour une question de logistique. À Québec, les installations sont mieux adaptées pour les grosses minimaisons fixes. »
La minimaison sur roues devrait être complétée d’ici novembre prochain. « Pour l’instant, on avance étape par étape », dit-il. « On va voir au fur et à mesure que le projet avance. »
Deux autres minimaisons doivent également être construites à Québec par des élèves de l’ÉMOICQ, mais leur destination n’est pas encore arrêtée, tout comme celle de la minimaison sur roues. « Pour l’instant, leur avenir reste à déterminer », avoue Marc-Antoine Bouchard.
La porte est ouverte
Le projet demeure ouvert et flexible. « C’est sûr qu’il va y avoir d’autres discussions avec Baie-Saint-Paul », estime l’enseignant, tout en se disant ouvert à d’autres collaborations. « Si une autre municipalité prend contact avec nous, c’est certain que c’est quelque chose qu’on pourrait regarder. »
Pour ce dernier, la force du projet repose avant tout sur son impact pédagogique. « Ces projets-là sont très rassembleurs pour les élèves », souligne-t-il. « Ils travaillent en équipe sur quelque chose de concret, et ça fait une vraie différence dans leur parcours. »
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.
J’espère qu’il va en avoir ici à La Malbaie