Les paramédics de la CSN débarquent à l’Assemblée nationale
Keven Côté, président du Syndicat des paramédics de Charlevoix, Manon Massé, Jason Côté, Vice-président du Syndicat des paramédics de Charlevoix.
L’histoire se répète pour les 3 300 paramédics syndiqués à la CSN. Ils ont manifesté cet avant-midi à l’Assemblée nationale pour passer de nouveau leur message qu’ils veulent un nouveau contrat de travail.
Dans les manifestants, il y avait un groupe de Charlevoix qui s’est rendu à Québec. Sans contrat de travail depuis presque 3 ans, ils réclament de meilleures conditions. Le dernier dépôt de la proposition gouvernementale avait quand même suscité un peu d’espoir.

« On sent que Québec bouge. On va continuer à mettre de la pression. Après presque trois ans, ça devrait déjà être réglé. On est dans le dernier droit. On voit la ligne d’arrivée, mais il reste à la traverser », commente Jason Roy, vice-président du Syndicat des paramédics de Charlevoix .
Le gouvernement doit prendre au sérieux la juste reconnaissance des paramédics, croit le premier vice-président de la CSN, François Enault : « Actuellement, le gouvernement refuse de reconnaître le travail de paramédic à sa pleine valeur. La conséquence, c’est qu’après quelques années seulement, les paramédics se réorientent dans une autre carrière plus payante et parfois aussi moins demandante, physiquement et mentalement. Ce n’est pas comme si on pouvait se passer des paramédics. Pourquoi le gouvernement n’est-il pas capable de reconnaître l’évidence à savoir que les paramédics ne reçoivent pas une juste rémunération? »

Jason Roy mentionne que ce phénomène est bien réel dans Charlevoix également. « On le ressent ici. Du monde de tous les groupes d’âge a commencé des cours. De 15 à 20 % regardent ailleurs pour se trouver autre chose dans un horizon deux à 4 ans. C’est triste. Plusieurs facteurs expliquent la situation. Le métier est sous reconnu et le salaire d’entrée est mauvais. J’ai eu besoin de 13 ans pour atteindre le dernier échelon salarial », dit-il.
La CSN soulève un autre enjeu qu’elle considère important et qui consiste à compenser la surcharge de travail. Dans la dernière convention collective, les parties avaient convenu d’une prime d’environ 5 % à être versée aux paramédics en surcharge de travail. Ultimement, les syndicats souhaitent que le gouvernement procède aux investissements nécessaires pour éliminer les surcharges de travail. En attendant, les paramédics doivent être compensés. Or, le gouvernement ne veut plus reconnaître la surcharge de travail. Il souhaite instaurer à la place une prime à la « performance individuelle », avance aussi le syndicat.
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