Incendies de chalets : deux ans moins un jour pour Jess Simard

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Par Jérôme Gagnon 11:30 AM - 2 février 2026
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Archives | Le Charlevoisien

Reconnu coupable de multiples chefs d’accusation, notamment des introductions par effraction, des vols, des méfaits et des incendies de chalets à Saint-Siméon et sur la Zec Buteux–Bas-Saguenay, Jess Simard a été condamné à une peine de deux ans moins un jour.

La sentence a été prononcée le 2 février par la juge Marie-Claude Gilbert, en tenant compte d’une période importante de détention provisoire déjà purgée. Il lui reste ainsi 4 mois et 24 jours à écoper.

La peine découle d’une suggestion commune présentée par la défense et la poursuite, que le tribunal a jugée raisonnable.

Dans ses motifs, le tribunal souligne que le risque de récidive est étroitement lié à la toxicomanie et à l’état mental de l’accusé. Les infractions auraient été commises dans un contexte de consommation excessive, de privation de sommeil, d’isolement et lors d’un épisode de psychose.

La juge a également relevé une prise de conscience en détention et un potentiel de réhabilitation, tout en insistant sur l’importance d’un suivi soutenu, notamment psychiatrique, afin de favoriser la réinsertion sociale.

Le rapport présentenciel, déposé lundi, indique que M. Simard a entrepris un suivi en toxicomanie durant sa détention et qu’il maintient l’abstinence. Il demeure toutefois ambivalent quant à la poursuite d’un suivi après sa libération, ce qui a mené à recommander un encadrement clinique.

Lors de l’audience, un copropriétaire de l’un des deux chalets incendiés a témoigné des conséquences importantes des événements. Il a relaté la perte d’un chalet familial transmis de génération en génération, de même que les importantes difficultés de reconstruction liées aux contraintes municipales et environnementales et les coûts financiers considérables. Il a aussi fait état de séquelles psychologiques, dont des flashbacks, des cauchemars, de l’anxiété, de la colère et un sentiment de dépossession.

Jess Simard s’est brièvement exprimé devant le tribunal, disant regretter ses gestes et affirmant son intention de respecter l’ensemble des exigences imposées, de cesser toute consommation et de poursuivre les suivis requis.

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