Mobilité électrique: Encore du chemin à faire 

Par Emelie Bernier 4:59 AM - 30 janvier 2026 Initiative de journalisme local
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Le Circuit électrique est un outil privilégié pour les propriétaires de véhicules électriques. Photo courtoisie

Avez-vous fait la transition vers la mobilité électrique ? Y songez-vous ? Sachez que parmi les doléances des propriétaires de voitures électriques, les lacunes du réseau de bornes de recharge sont un motif récurrent, principalement l’hiver et en période d’achalandage soutenu.

Pourtant, la situation s’est grandement améliorée dans les dernières années, soutient l’auteur du livre 50 mythes et demi vérités sur les voitures électriques, Daniel Breton.

« En 2024, il y a un moment où la courbe de déploiement des bornes n’a pas suivi la courbe de l’agrandissement du parc automobile électrique, parce que les ventes étaient tellement élevées. Depuis, les deux courbes se sont rattrapées », estime-t-il.  

Outre un plan de déploiement de bornes régulières, les bornes autonomes (voir texte ci-dessous) sont un des moyens envisagés pour étendre la couverture, selon Jesse Caron, expert automobile chez CAA Québec. 

« Elles peuvent ravitailler dans des endroits où il est difficile d’avoir des lignes électriques. Et à 50 kW, elles permettent une recharge pas mal plus rapide qu’une borne de niveau 2 », indique-t-il.

Ces bornes ont leurs limites, avance cependant l’expert.

Daniel Breton. Photo courtoisie

« Il manquerait de jus si plusieurs véhicules voulaient se charger dans des intervalles rapprochés. C’est sûr qu’on ne pourrait pas mettre ça à l’Étape ou dans des endroits fréquentés parce que ça serait trop lent. »

Cela dit, chez CAA, 2 % seulement des demandes d’assistance routière concernent des véhicules électriques.

« Une voiture qui manque de gaz électrique, si je peux me permettre l’expression, c’est très très rare. On a même un service de recharge mobile qu’on n’a presque jamais utilisé », indique M. Caron. 

Au sujet de l’attente à certaines bornes, Jesse Caron relativise. « C’est sûr que durant les fêtes, même les vacances d’été, on peut devoir attendre son tour, mais le reste du temps, ce n’est pas quelque chose qui nous est rapporté. Si les cibles de vente continuent d’être élevées, c’est important de continuer à développer le réseau. »

Le Québec a toutefois annoncé qu’il renonçait à son objectif de cesser la vente de véhicules à essence d’ici 2035. 

Pour Daniel Breton, l’essor des véhicules électriques pourrait s’appuyer sur certaines décisions gouvernementales. 

« Un peu plus de prévisibilité de la part des gouvernements serait bienvenue parce que les messages sont contradictoires et ça crée de la confusion. La dernière année a été chaotique. Et on ne parle pas de Trump qui a foutu le bordel ! »

De nouvelles politiques « plus cohérentes », souhaite-t-il, sont attendues d’ici un mois et l’ouverture du marché aux véhicules chinois pourrait changer la donne (voir autre texte). Peut-être est-ce le signal que vous attendiez pour faire le pas ?

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