Le comité les Voix Féministes de Charlevoix s’est de nouveau mobilisé, dans un froid mordant, ce midi afin de témoigner de l’indignation collective face aux féminicides commis depuis le début de l’année 2026.
Des membres de La Maison La Montée, du CALACS de Charlevoix, du Centre des Femmes de Charlevoix et du Centre-Femmes aux Plurielles étaient présents, pancarte à la main, aux abords du boulevard de Comporté à La Malbaie et de la rue Forget à Baie-Saint-Paul.
En moins d’un mois, cinq féminicides ont été recensés à travers la province. « C’est un chiffre épouvantable et alarmant. Seulement et malheureusement l’an dernier, 16 féminicides ont été commis. De ce nombre, on ne parle même pas des tentatives et des cas de violences conjugales. C’est effrayant », mentionne Frédérique Bouchard, intervenante au Centre-Femmes aux Plurielles.

La mairesse de Saint-Aimé-des-Lacs, Jo-Annie Boulianne, a répondu présente à l’appel lancé par les différents organismes. « On a un devoir de citoyens de sensibiliser les gens et d’élever nos jeunes pour ne pas faire ce type d’acte », indique l’unique femme à occuper cette fonction dans la région.

« Tant que les féminicides se poursuivront, nous allons continuer de nous rassembler chaque dernier jeudi du mois pour dénoncer ces actions », dit Mme Bouchard.
Pas une « simple cause criminelle parmi d’autres »
Le retour du dossier d’Éric Levasseur à la Cour d’appel du Québec, s’inscrit également dans ce contexte alarmant. Par communiqué, le Comité des Voix Féministes de Charlevoix soutient que cette affaire ne peut être traitée comme une simple cause criminelle parmi d’autres.
« Il s’inscrit dans un contexte social marqué par une violence persistante envers les femmes. […] Dans l’affaire Levasseur, il est important de rappeler que la Cour d’appel ne réévalue pas les faits ni la violence subie par la victime, mais des questions de procédure. La culpabilité d’Éric Levasseur a été établie par un jury, à l’issue d’un procès complet, reconnaissant le meurtre de Carolyne Labonté », soutient le comité.
« Il est fondamental de le rappeler : un féminicide en contexte conjugal est un meurtre causé par la violence conjugale. Il est le point culminant d’une dynamique de contrôle et de violences, et non un drame soudain ou incompréhensible. Nommer cette réalité est indispensable pour briser la banalisation et agir en prévention », affirme Isabelle Caron, co-porte-parole du comité les Voix féministes de Charlevoix et directrice de la Maison la Montée.
Plus tôt cette semaine, on apprenait le retour du dossier d’Éric Levasseur devant la Cour d’appel du Québec en avril.
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