Itinérance : un démarrage progressif mais encourageant pour le refuge de L’Éveil
Le siège social de l'Éveil, à La Malbaie.
Alors que le refuge Lauberivière fait face à une forte pression sur ses services à Québec, le nouveau refuge en itinérance de L’Éveil, à La Malbaie, connaît un démarrage jugé encourageant par sa directrice générale, Lucie Carré. Des échanges sont déjà en cours entre les ressources, et il n’est pas exclu que certaines personnes provenant de Québec soient éventuellement orientées vers Charlevoix.
Après une deuxième fin de semaine d’opération, Lucie Carré se dit satisfaite du départ. « Ça s’est bien passé. C’est un démarrage progressif, comme tout nouveau service, il faut s’adapter. Depuis l’ouverture, il y a toujours au moins une personne. Les gens viennent et repartent », explique-t-elle. Pour l’instant, certaines personnes sont hébergées dans d’autres programmes, mais l’organisme anticipe une recrudescence des demandes dès février.
Sept nouveaux intervenants, dont plusieurs n’avaient jamais travaillé en itinérance auparavant, sont actuellement en période d’adaptation. « On est très contents du départ », souligne Mme Carré, qui dit ressentir un certain soulagement sur le terrain. Des policiers sont d’ailleurs venus visiter les lieux et se sont montrés satisfaits de voir un tel service voir le jour. « Au lieu d’amener les gens à l’hôpital, ils auront maintenant cet endroit », mentionne-t-elle.
Situé au sous-sol du 259, rue John-Nairne, à La Malbaie, l’espace a été entièrement rénové au cours des dernières semaines. Il comprend des lits, une cuisine, des casiers, des salles de bain avec douches ainsi qu’une laveuse et une sécheuse. Le refuge peut accueillir des personnes dormant dans la rue ou dans leur voiture, de même que des personnes devant quitter leur logement en raison de problématiques de couple ou d’une éviction.
Des discussions sont aussi en cours avec Lauberivière, où la demande est actuellement très élevée. « Ce n’est pas impossible qu’il y ait des gens provenant de Québec. On voit que les services se parlent », observe Mme Carré.
Jusqu’à maintenant, seuls des hommes ont été hébergés, bien que le refuge dispose de cinq lits pour hommes et de deux lits pour femmes. Le refuge ferme toutefois à 8 h le matin pour rouvrir à 16 h. La grande majorité des organismes communautaires, dont L’Éveil, ne sont pas ouverts les fins de semaine. Une collaboration demeure en place avec Centr’Hommes Charlevoix, ouvert 24 heures sur 24, afin de combler ce manque.
Ouvert tous les jours jusqu’au 31 mars, le refuge pourrait prolonger ses activités jusqu’à la mi-mai, sous réserve de financement.
Les personnes ayant besoin d’une place en hébergement doivent téléphoner au 418-201-1142, poste 114.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.