La cause d’Éric Levasseur, reconnu coupable le 28 février 2024 de meurtre au deuxième degré, passe entre les mains de la Cour d’appel du Québec. Une audience est fixée le 14 avril au Palais de justice de Québec.
Dans la requête, l’avocate d’Éric Levasseur, Me Marie-Hélène Giroux, estime que des erreurs de droit ont été commises par le juge de première instance. Elle soutient que le « juge a erré en droit en rejetant la requête en changement de venue et en refusant la demande d’avortement de procès après la déclaration d’ouverture de la poursuite ».
L’avocate estime également que le juge a erré en droit en ne corrigeant pas immédiatement devant le jury les propos inappropriés de la poursuite dans sa plaidoirie finale, notamment ceux invitant le jury. « La plaidoirie a rendu le procès inéquitable », soutient-elle dans la requête qui avait été déposée le 8 mars 2024.
Me Giroux soutient aussi « que de la preuve de conduite indigne a été soumise au jury » ce qui serait aussi une erreur en droit.
C’est pour ces raisons qu’elle désire que le verdict de culpabilité soit annulé et qu’un nouveau procès soit tenu.

Éric Levasseur a subi son procès en février 2024. Le jury l’avait déclaré coupable du meurtre sans préméditation de Carolyne Labonté au terme d’un procès de 18 jours. La peine pour ce crime est l’emprisonnement à perpétuité.
Le juge Carl Thibault avait tranché, en juin de la même année, qu’il devait purger une peine d’emprisonnement de 18 ans avant d’être admissible à une libération conditionnelle.
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