À l’aube de ses troisièmes Jeux olympiques, la gardienne charlevoisienne Ann-Renée Desbiens aborde l’événement avec une approche bien précise : savourer chaque moment.
Desbiens disputera son dernier match de ligue le 28 janvier, avant de s’envoler dès le lendemain pour l’Italie avec l’équipe canadienne. « Les deux se chevauchent un peu. On essaie d’y aller au jour le jour, mais il faut aussi penser à la logistique, aux valises et à la récupération », explique-t-elle.
Même si le départ approche rapidement, la préparation olympique est déjà bien amorcée. Des rencontres ont lieu afin de familiariser les athlètes avec le fonctionnement du village olympique, les déplacements et les aspects logistiques.
« Je joue le soir du 28 et on part le 29. Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour les choses de dernière minute. Il faut être organisée, tout en s’assurant de bien récupérer avant le vol », explique la gardienne.
Le calendrier facilite toutefois cette transition, les derniers matchs se déroulant près de Montréal. « Honnêtement, côté horaire, je ne pourrais pas demander mieux pour la dernière semaine », dit-elle.
Un peu différent
Les Jeux olympiques en Italie présenteront une logistique différente de ceux vécus auparavant. Le hockey féminin se déroulera à Milan, dans un village regroupant seulement quelques disciplines.
« Il y aura moins d’athlètes dans notre village, donc probablement un peu moins de chaos. Mais ce sera différent des Jeux précédents », explique Desbiens, qui précise que les déplacements entre les différents sites seront limités pour les athlètes.
Quant aux spéculations entourant les installations, notamment la glace, la vétérane demeure calme. « À chaque Jeux, il y a toujours quelque chose qui n’est pas tout à fait prêt. Ça fait partie de l’expérience olympique. Aux dernières nouvelles, des matchs ont déjà été joués et tout allait bien », indique-t-elle.
L’or comme objectif
Championne olympique en titre, l’équipe canadienne se présentera en Italie avec un objectif clair : défendre sa médaille d’or. « Quand on représente le Canada en hockey, c’est toujours l’objectif. Les autres pays progressent beaucoup, alors il ne faut rien prendre pour acquis », affirme la gardienne.

À 31 ans, Desbiens joue aussi un rôle important auprès des joueuses plus jeunes qui vivront leurs premiers Jeux. « On essaie de les guider, surtout pour la gestion des distractions, de la famille et de la pression. Je me reconnais beaucoup dans leurs questions, ça me rappelle mes premiers Jeux », mentionne-t-elle.
Vivre l’instant présent
Approchant ces Jeux avec lucidité, Ann-Renée Desbiens admet les aborder comme s’ils pouvaient être les derniers. « Il peut arriver tellement de choses en quatre ans : des blessures, des changements de parcours. J’en profite toujours comme si c’était la dernière fois », confie-t-elle.
Sa famille sera d’ailleurs présente pour la dernière semaine de la compétition, un soutien qu’elle apprécie grandement.
Elle souligne également l’importance des Jeux olympiques pour le rayonnement du hockey féminin, tout en notant l’apport de la ligue professionnelle. « Les Olympiques attirent de nouveaux partisans, et la ligue permet de maintenir cet intérêt par la suite. C’est un beau mélange des deux », croit-elle.

Ann-Renée Desbiens est une double médaillée olympique. Elle a remporté la médaille d’or en hockey féminin aux Jeux de Beijing en 2022, après avoir décroché l’argent à PyeongChang en 2018.
Un retour marquant à Québec
La fin de semaine dernière à Québec a aussi été particulière pour Desbiens, alors que plusieurs membres de sa famille avaient fait le déplacement. Elle apprécie toujours ces moments plus près des siens.
« C’est toujours spécial pour moi de jouer à Québec. C’est plus accessible pour ma famille de Charlevoix et du Saguenay. Même si je n’ai pas beaucoup de temps après les matchs, c’est le fun de les voir et de partager une victoire devant famille et amis », confie-t-elle.

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