Chemin des Falaises : Montréal en histoire veut rassurer les historiens locaux
Le chemin des Falaises est notamment reconnu par sa concentration de prestigieuses résidences d’été où séjournaient des villégiateurs.
Au lendemain des inquiétudes soulevées par la Société d’histoire de Charlevoix (SHC) quant à la reconnaissance de l’expertise locale dans le projet du Chemin des Falaises, le chargé de projet de Montréal en histoire, Martin Landry, souhaite calmer le jeu et réaffirmer la volonté de son organisation de travailler en étroite collaboration avec les acteurs régionaux.
À lire également :https://www.lecharlevoisien.com/2026/01/24/chemin-des-falaises-la-shc-reclame-reconnaissance-et-respect-de-lexpertise-locale/
En entrevue, M. Landry rappelle d’abord que le projet en est encore à une étape préliminaire. « Nous avons déposé un concept, une idéation. Le projet, au sens du contenu historique, n’existe pas encore. Nous sommes dans une phase de consultation qui va justement servir à bâtir ce qui sera proposé au public », explique-t-il.
Selon lui, l’appel d’offres de la Ville de La Malbaie vise d’abord à mettre en place une démarche de consultation auprès des résidents et des propriétaires du secteur du Chemin des Falaises, avant même la création des contenus historiques qui seront éventuellement diffusés.
« Le fruit de cette consultation va donner un résultat. C’est ce résultat-là qui, plus tard, va mener à un circuit patrimonial et à une demande de financement pour sa mise en place », précise-t-il.
Le respect des sources et du droit d’auteur
L’une des principales craintes exprimées par la SHC concerne l’utilisation possible de recherches locales sans reconnaissance ou sans autorisation. Sur ce point, M. Landry se veut catégorique.
« On a passé des années à travailler avec des historiens locaux, des documents d’archives et des ouvrages de recherche. Dans le milieu historique, personne ne travaille en vase clos. On s’appuie tous sur des sources. Mais il y a aussi une loi canadienne sur le droit d’auteur, et on va la respecter », affirme-t-il.
Il soutient que l’équipe n’a, pour l’instant, rédigé aucun contenu historique pour le projet du Chemin des Falaises. « Il n’y a pas un mot qui a été écrit encore sur l’histoire du site. Quand on en sera là, c’est certain qu’un homme sérieux et crédible comme M. Gauthier sera consulté », ajoute-t-il.
Une expertise locale au cœur de la démarche
M. Landry insiste également sur la présence d’acteurs régionaux au sein même de l’équipe de Montréal en histoire. Il cite notamment l’historien François Tremblay, gestionnaire de l’organisme Héritage Charlevoix, qui est associé au projet.
« L’approche est patrimoniale. La pédagogie va passer par des gens d’ici. Le très gros de la dépense financière va être mis dans une expertise locale », soutient-il.
Il affirme que près de 90 % du budget du projet sera dépensé dans la région, que ce soit par l’embauche de ressources locales, l’hébergement, les consultations sur le terrain ou l’organisation d’activités de médiation culturelle.
Une main tendue à la Société d’histoire
Si M. Landry comprend les inquiétudes exprimées par la SHC, il dit surtout y voir une occasion de dialogue.
« Ce que j’entends, c’est une crainte. Et cette crainte, on la prend au sérieux. Notre souhait, c’est de rassurer et de tendre une perche à une collaboration étroite. Les ouvrages de M. Gauthier sont des incontournables pour faire un projet de qualité », affirme-t-il.
Il rappelle également que, dans ses propos, M. Gauthier reconnaissait le potentiel du projet. « Il a dit qu’il pensait que ça pouvait être un beau projet. C’est important de le souligner », conclu-t-il.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.
Si ce n’est que l’acte posée par la ville sans y aller d’emblée vers la Société d’histoire. Cette société fait partie de nos références et repères. Les historiens sont des gens d’ici et c’est ici que l’on parlera d’un axe historique de leur travail local. Un sentiment d’appartenance fort pour eux. Le geste n’a pas été naturel
Si la Ville avait procédé par un contrat de gré à gré, en supposant que cela respecte le cadre légal, vous auriez tout autant dénoncé la démarche. Votre opposition ne porte pas sur le processus précis, mais semble plutôt systématique à l’égard de toutes les décisions de la Ville. À un moment donné, ça affaiblit la crédibilité du propos.
Vraiment d’accord avec vous Madame Carré.