Le PQ au pouvoir ne s’opposerait pas nécessairement aux nouveaux gazoducs ou oléoducs
LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot
Un éventuel gouvernement péquiste ne serait pas fermé aux projets de construction ou d’agrandissement d’oléoduc ou de gazoduc sur le territoire québécois.
Réunis en congrès à Saint-Hyacinthe, les membres du Parti québécois ont rejeté dimanche une proposition qui visait à fermer la porte à ce type de projet.
Parmi les arguments soulevés pour s’opposer à ce projet de résolution, un membre a affirmé au micro qu’il craignait qu’on interdise ainsi le raccordement d’installations industrielles à une nécessaire alimentation en gaz.
La proposition a été battue avec une assez forte majorité.
Les projets de gazoduc et d’oléoduc sont revenus à l’avant-scène dans les dernières années pour l’exportation des hydrocarbures de l’Ouest du Canada, leur assurer des débouchés aux États-Unis ou outre-mer.
D’ailleurs, l’année dernière, un projet de gazoduc de plusieurs centaines de kilomètres reliant l’Ouest canadien à Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, a été discuté, en vue de construire un terminal d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL).
Les militants péquistes ont également rejeté l’idée d’une tarification «progressive» de l’électricité résidentielle, en vue de dissuader les propriétaires de maisons de très grande superficie qui surconsomment de l’énergie, mais aussi pour «protéger les moins nantis».
En outre, les membres du PQ ont également rejeté une proposition qui aurait forcé Hydro-Québec à rejeter tout projet privé de production de distribution d’électricité, pour plutôt accepter, «en matière de production, uniquement les partenariats avec les municipalités, les régies intermunicipales, les communautés autochtones, les autres acteurs publics et communautaires».
Langue française
Le PQ s’est engagé, s’il est élu, à adopter une nouvelle loi sur la protection de la langue française, même si le gouvernement caquiste a déjà mis en oeuvre sa réforme de la Charte de la langue française.
Cette nouvelle loi péquiste viserait à «assurer l’intégration des nouveaux arrivants dans un cadre de convergence culturelle», propose-t-on.
«Elle constituera la pierre d’assise de sa politique culturelle et affirmera la culture commune des Québécoises et Québécois».
Les militants péquistes se sont également prononcés en faveur de l’ajout d’un cours d’Histoire du Québec obligatoire au collégial, même s’il y a déjà des cours d’Histoire obligatoires au secondaires.
Des membres du PQ qui enseignaient au collégial ont pourtant objecté que que le cursus de cours obligatoire était déjà rempli et qu’il faudrait donc retirer une des matières obligatoires.
Mais un militant de l’Abitibi-Témiscamingue, Benjamin Brassard, a argué qu’il suffira de «retirer un cours d’anglais», en ajoutant qu’«un cours d’Histoire supplémentaire, ce n’est jamais trop»!
Enfin, les participants au congrès ont demandé à un éventuel gouvernement péquiste de «réfléchir à la possibilité d’élargir le droit de vote à 16 ans, tout en mettant en place un plan visant à politiser davantage la jeunesse québécoise».
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.