Les syndiqués du Massif approuvent l’entente

Par Dave Kidd 1:56 PM - 22 janvier 2026
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Tirée de la page Facebook de CSN

Les travailleurs syndiqués du Massif de Charlevoix ont approuvé à 91 % l’entente de principe intervenue hier avec la partie patronale.

Ils toucheront des augmentations de salaires de 5%  pour 2026, 4% pour l’année suivante et de 3% pour 2028 et 2029 et de 4% en 2030. Toutefois pour les trois dernières années, la hausse pourrait être de 5% si l’Indice des prix à la consommation atteint 5 %.

« Aujourd’hui, on regarde vers l’avant ! Nous sommes extrêmement satisfaits de l’entente conclue, mais surtout heureuses et heureux de pouvoir relancer la saison et faire revivre notre belle montagne. Les dernières années ont été marquées par une inflation galopante. Il était essentiel d’obtenir une véritable protection pour le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, on peut le dire clairement : la lutte a payé », affirme Annick Simard, présidente du syndicat.

Annick Simard présidente du Syndicat du Massif, Barbara Poirier et Francois Hénault de la CSN commentent l’entente et les négos.

Au départ, le syndicat recherchait un contrat de travail de 3 ans avec des hausses salariales de 10 % pour la première année et de 6% plus l’indice des prix à la consommation pour les deux autres.

Le Massif de Charlevoix espérait un accord de 5 ans. Il offrait au tour de 2,75 % par année pour la durée de l’entente.

Malgré l’issue positive du conflit, le syndicat n’a pas passé sous silence les interventions politiques survenues au cours des dernières semaines. Les prises de position de Kariane Bourassa, députée à l’Assemblée nationale pour la région, ont, selon eux, clairement favorisé l’employeur, sans égards aux conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de son propre territoire.

« Lorsqu’une élue prend parti pour l’employeur sans même connaître l’état réel des discussions à la table de négociation, lorsqu’elle demande encore et toujours au syndicat de faire des concessions sans se demander qui bloque réellement, on comprend vite que la priorité n’est pas le bien-être des travailleuses et des travailleurs. Ce sont plutôt les intérêts de la bourgeoisie et des grands propriétaires qui sont défendus. Les gens vont s’en souvenir », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Barbara Poirier.

« Malgré l’intensité du conflit, toutes les ressources ont été mises à contribution pour parvenir à un règlement. L’intervention du ministère a été significative et démontre que le système fonctionne. C’est une preuve supplémentaire que la dernière loi du ministre du Travail est inutile et qu’elle ne ferait qu’accentuer le déséquilibre déjà fragile entre les travailleuses, les travailleurs et leurs employeurs », dit de son côté le premier vice-président de la CSN, François Énault.

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Patrick Ruel
Patrick Ruel
21 jours il y a

Très heureux que ce soit réglé. Quand un employeur devient sérieux, tout est possible.

Nancy Tremblay
Nancy Tremblay
21 jours il y a

Je suis contente pour les employés et la région. Cet épisode a pu montrer à tous le vrai visage de Groupe Le Massif. Un employeur sans scrupule envers ses employés. Un partenaire qui a nuit à toute la région en criant au loup en annonçant en grande pompe mettre fin à la saison contribuant directement à une perte de revenus majeurs pour les commerces de la région, quand au final il est évident qu’il ne s’agissait que d’une stratégie pour intimider et mettre la pression sur ses employés. En accusant Grand Fonds de manquer de solidarité quand eux-mêmes ne savent plus ce que ce mot signifie. À vous les employés, je vous dis bravo d’avoir tenu tête à cet employeur, et à ceux qui les ont dénigré eux ainsi que leur syndicat, n’oubliez pas que ce sont ces mêmes employés qui vous accueilleront avec le sourire samedi. Respect.