Budget Saint-Aimé-des-Lacs : hausse de la valeure foncière et une baisse du taux de 12,5 %
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La Municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs adopte un budget 2026 de 2,89 millions de dollars, en hausse par rapport à l’an dernier. Le dernier rôle d’évaluation foncière a eu une influence majeure sur le budget 2026. En un an, la valeur totale des immeubles sur le territoire a fortement augmenté, ce qui élargit la base de taxation de la municipalité. Concrètement, cela signifie que la Ville peut percevoir plus de revenus même en abaissant son taux de taxe.
La municipalité réduit son taux de taxation foncière, qui passe de 0,88 $ à 0,77 $ par 100 $ d’évaluation. Il s’agit d’une baisse d’environ 12,5 %. Cette diminution s’explique par l’entrée en vigueur d’un nouveau rôle d’évaluation foncière, qui a fait augmenter de façon marquée la valeur totale des immeubles sur le territoire.
La municipalité précise toutefois que le montant final peut varier selon la valeur réelle inscrite au nouveau rôle d’évaluation, ainsi que l’accès ou non à certains services, comme l’aqueduc et l’égout. Résultat: puisque la valeur des maisons a augmenté en raison du nouveau rôle d’évaluation, le compte de taxes pourrait augmenter dans certains cas, et ce, même s’il y a une baisse du taux.
« L’augmentation du rôle d’évaluation est substantielle à Saint-Aimé-des-Lacs. Donc, c’est certains qu’on ne pouvait pas rester au même taux. On ne voulait pas égorger nos citoyens, on pense avoir trouvé un équilibre pour que les gens souhaitent rester ici », explique la mairesse.
Un budget en croissance
Pour l’année 2026, Saint-Aimé-des-Lacs se dote d’un budget de 2,89 millions de dollars, soit une hausse d’un peu plus de 400 000 $ comparativement à 2025. Au total, en termes de taxe sur la valeur foncière, c’est 379 391 $ de plus que la ville vient imposer à ses contribuables comparés à l’an dernier. Cette augmentation reflète principalement la hausse des coûts liés à plusieurs services municipaux essentiels.
« On n’avait pas le choix, tout coute encore plus cher et c’est pareil pour les municipalités, les services sont plus chers à administrer et les municipalités ont de plus en plus de responsabilités. Ici on sait que l’environnement en est une importante», déclare la mairesse Jo-Annie Boulianne.
La Ville explique la hausse de son budget surtout par l’augmentation des coûts liés aux services de base. La gestion des déchets et la protection de l’environnement prennent plus de place dans les dépenses, tout comme l’entretien des routes et le déneigement. Les services de sécurité publique, notamment le service incendie et la protection civile, nécessitent aussi davantage de ressources cette année.
Du côté des loisirs et de la culture, les dépenses augmentent plus légèrement. La municipalité veut maintenir ses services, comme le centre récréatif, le camp de jour et la bibliothèque, tout en poursuivant ses investissements dans les infrastructures et la protection de l’environnement, sans alléger la pression fiscale sur les citoyens grâce à la baisse du taux de taxation.
Les grands chantiers à venir
Le Programme triennal d’immobilisations (PTI) prévoit quelques projets majeurs pour les trois prochaines années, dont le plus important demeure la réfection du réseau d’aqueduc et d’égout de la rue Larouche. Ce chantier représente un investissement de plus de 750 000 $, financé en grande partie par des subventions gouvernementales.
La municipalité prévoit également :
- Des mesures de protection des lacs et de l’environnement
- Des travaux liés au traitement des boues des étangs aérés
- L’entretien des chemins municipaux
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