Fermeture du Massif : Gabriel Hardy dénonce les répercussions

Par Félix Côté 11:35 AM - 20 janvier 2026
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En réaction à la récente fermeture du Massif de Charlevoix, le député fédéral de Montmorency–Charlevoix, Gabriel Hardy, a livré une critique sévère de ce qu’il qualifie de « déconnexion » entre les négociations de travail et leurs impacts sur la population et l’économie régionale.

Selon lui, le conflit dépasse largement le cadre d’un affrontement entre employeur et employés. « On est dans une société qui s’obstine pour son nombril au lieu de penser au bien commun », a-t-il affirmé en entrevue, estimant que les citoyens et les clients se retrouvent trop souvent « pris en otage » lors de ce type de situation.

Le député rappelle que le Massif constitue un fleuron touristique majeur pour Charlevoix, attirant des visiteurs de partout au Québec, au Canada et à l’international. « C’est 300 emplois directs. C’est une région complète qui peut en souffrir, autant au niveau des commerces que de sa réputation », souligne-t-il.

Une critique du système, pas des acteurs

Gabriel Hardy insiste toutefois sur le fait qu’il ne vise pas spécifiquement les syndicats ou la direction du Massif. « Les syndicats représentent des employés, et les employés, comme les citoyens en politique, sont au cœur de la démocratie. Autant d’un bord que de l’autre, il y a des erreurs qui ont été faites », nuance-t-il.

Sa critique porte plutôt sur ce qu’il décrit comme une perte de repères collectifs. « Un commerce n’existe pas sans client. Un service public n’existe pas sans citoyen. Une entreprise n’existe pas sans les gens qui viennent y dépenser leur argent. C’est une symbiose, une communauté », affirme-t-il.

Il estime que, dans les conflits de travail, l’impact sur la population est trop souvent relégué au second plan. « On est en train de nuire à une région complète, à des familles, à du tourisme », lance-t-il.

Élu il y a moins d’un an, le député rappelle sa propre conception du rôle politique. « Comme député, ma job, c’est de servir les gens. Je suis élu par la population, pour la population », dit-il, plaidant pour que les citoyens soient davantage considérés dans les grandes décisions et les conflits qui touchent les services et les entreprises structurantes.

« On peut-tu se demander, en tant que société, ce qui est bon pour la majorité? Qu’est-ce qu’on est capable de faire pour s’améliorer collectivement? », questionne-t-il.

Mettre en valeur l’offre touristique régionale

En parallèle, Gabriel Hardy souhaite rappeler que Charlevoix ne se résume pas uniquement au Massif. Il dit vouloir mettre de l’avant d’autres attraits de la circonscription à travers une série d’activités et de visites sur le terrain.

« Je vais faire du traîneau à chiens à Baie-Saint-Paul, de l’escalade de glace aux chutes Montmorency, visiter les parcs des Grands-Jardins et des Hautes-Gorges. L’objectif, c’est de démontrer qu’il y a beaucoup d’autres endroits à découvrir dans Montmorency–Charlevoix », explique-t-il.

Pour le député, la situation actuelle doit servir de réflexion collective. « À la base, cette équation-là n’existe pas s’il n’y a pas un citoyen ou un client au rendez-vous. Il est plus que temps qu’il revienne au cœur des décisions. »

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Nancy Tremblay
Nancy Tremblay
23 jours il y a

On se rappelle que c’est la décision de Groupe Le Massif de mettre fin à la saison, et eux seuls. Même M. Dion de Tourisme Charlevoix en fait mention. Là on apprend que Groupe Le Massif veut faire appel à la loi 14. Messieurs Choquette et Gauthier pèsent lourds aux yeux du gouvernement. S’ils arrivaient à parvenir à leurs fins en passant outre la grève des employés pour remettre en marche la saison, qu’adviendrait-il des droits des employés s’ils réussissent? Méchante jurisprudence à venir. Oui la fermeture a énormément d’impact sur la région, qui pourrait profiter de cette opportunité pour mettre en valeur tous les autres attraits notre région. Je ne connais pas l’écart de la mésentente, mais il m’est difficile de croire que les 2 parties peuvent pas faire un bout de chemin l’un vers l’autre. Mais non, Groupe Le Massif met fin à la saison. Il y a quelque chose à retenir devant l’attitude d’un tel employeur. Même Groupe Le Massif n’a pas tous les droits. Moi je pense d’abord aux employés et je trouve cela désolant pour les commerçants, vraiment désolant. J’ai de l’empathie aussi pour les clients qui semblent avoir beaucoup de difficulté à se faire… Lire la suite »

Anne Jean
Anne Jean
23 jours il y a
Répondre à  Nancy Tremblay

Il y a toujours deux côtés de la médaille. Et les versions publiques et du terrain sont très différentes. Et les changements de cap aussi peuvent être très différents. On apprend toujours des expériences enrichissantes mais aussi des mauvaises. C’est alors qu’une entreprise s’ajuste en conséquence et revoie son plan d’affaires. Le nerf de la guerre: tenir l’entreprise en bonne santé économique peu importe quelle direction elle prendra.

Nancy Tremblay
Nancy Tremblay
22 jours il y a
Répondre à  Anne Jean

Je suis d’accord avec vous Mme Jean mais en partie seulement, surtout lorsque vous dites “peu importe quelle direction elle prendra”, c’est là que le bas blesse. Respecter ses employés et la communauté sont des facteurs importants. Sans employés, Le Massif n’est rien. Le Massif n’est pas au dessus des lois, du moins je l’espère.