Le syndicat du Massif de Charlevoix vote contre l’offre et l’arbitrage
Les syndiqués étaient réunis en assemblée, lundi, à Petite-Rivière-Saint-François.
Les syndiqués du Massif de Charlevoix ont voté contre l’offre de règlement du conciliateur et la suggestion de recourir à l’arbitrage.
Concrètement, ils se tournent vers l’option 3, à savoir « de mandater le conciliateur en chef d’émettre une proposition de règlement » tel qu’on pouvait le lire sur l’ordre du jour de cette assemblée générale spéciale.
Les membres ont exprimé leur volonté de poursuivre la négociation et de ne pas se laisser intimider par les ultimatums de leur employeur.
« Les travailleuses et les travailleurs ont parlé d’une seule voix. Ils refusent l’intimidation et les menaces. Ils veulent négocier pour vrai et obtenir une entente qui reconnaît pleinement la valeur de leur travail. L’intimidation a assez duré. Nous ne rentrerons pas à genoux. », affirme Annick Simard, présidente du syndicat.
« La solidarité régionale est essentielle. Quand un employeur agit comme s’il était un roi et tente d’imposer sa vision du monde par la pression et l’intimidation, il faut savoir lui tenir tête collectivement. Les travailleuses et les travailleurs du Massif font preuve de dignité et de courage, et toute la région a intérêt à ce qu’ils soient respectés », déclare Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).
Du côté de la Fédération du commerce-CSN, on rappelle que les demandes des membres sont légitimes et réalistes. « Dans les autres montagnes, les travailleuses et les travailleurs ont obtenu des conditions décentes et une reconnaissance de leur travail. Les membres du Massif méritent la même chose. Ils ne demandent rien d’exagéré, », souligne Serge Monette, président de la Fédération du commerce-CSN.
« Les travailleuses et les travailleurs demeurent disponibles pour négocier à tout moment. Leur détermination est intacte. Ils resteront unis, solidaires et debout jusqu’à l’obtention d’une entente négociée et juste », conclut la CSN.
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Saison terminée… Ça va faire mal à tous. Refuser l’arbitrage est complètement incompréhensible.
Toute la région va souffrir horriblement de cette décision, y compris les syndiqués du Massif. Cette mauvaise gestion du conflit sera regrettée, mais il sera trop tard. Quel gâchis.
#arbitrage
La dynamique de ce point de presse me laisse perplexe. Qui dirige réellement: la permanence de la CSN ou le syndicat des employés de la montagne, ceux qui résident dans la région et sont directement touchés par le conflit?
Il était très très tôt dans le processus de négos et dans les moyens de pressions pour sortir l’arbitrage. Il était légitime pour les syndiqués de laisser le conciliateur ramener les parties à la table et en venir à une solution négociée et non imposée. Je ne suis pas un ‘’syndicaleux’’ mais 500 charlevoisiens qui se tiennent debout, ça mérite aussi le soutien de la population.
Ces gens ne méritent aucun soutien de la population car ils ne se soucient pas du peuple. Ils ternissent l’image de Chalevoix aux yeux du monde entier et feront subir à toute la population les conséquences de leurs actes ridicules !
Vos propos laisse transparaitre de l’égoïsme et de l’individualisme mon cher Luiz… Pourquoi 500 travailleurs seraient tant dans le champs que ça avec leurs démarches !
Je sais pas…en 39-45 ils étaient combien a être convaincus? D’être dans la vérité (Exemple très exagéré et hors contexte mais seulement A titre éducatif)
Tristement, ils n’ont agi que dans leur propre intérêt, en ignorant complètement qu’une équipe d’hébergement distincte dépend entièrement du taux d’occupation des clients. C’est révoltant, car nous n’avons aucune protection syndicale. Nous ne savons pas ce qui nous attend : nous sommes des immigrants avec des permis de travail fermés. Il est évident que cette situation aura des conséquences graves pour nous. Merci à vous, travailleurs syndiqués, d’avoir pensé uniquement à vos propres avantages.
Maintenant que le syndicat a obtenu la fermeture de la station de ski, ils pourront s’attaquer à la fermeture du Club Med, des hôtels et des gîtes, des restaurants etc. J’espère que les dirigeants du syndicat vont donner leurs salaires pour compenser la misère qu’ils ont crées dans Charlevoix, par solidarité tsé !
La responsable du syndicat parle “d’intimidation et de menaces de la part de l’employeur”. Mais de son coté, faire des grèves et moyens de pressions généraux et illimités, en plein janvier, au moment ou l’employeur et la région sont le plus à risque, le plus vulnérable… c’est pas ça aussi de l’intimidation et des menaces?