La 15e édition du Cabaret festif est lancée. C’est devant une salle comble que l’organisation donne le coup d’envoi à son concours. Pour souligner cet anniversaire, quatre porte-parole et anciens candidats agiront à titre de juges invités. Mal aimé Soleil , Alex Burger, Mike Clay et Lydia Képinski seront présents lors des rondes de qualification.
Né de la volonté de dynamiser la scène culturelle locale et de mettre en lumière les talents émergents, le Concours Cabaret Festif s’impose comme un rendez-vous où la performance et la proximité avec le public occupent une place centrale. Dans une formule qui emprunte à la fois au cabaret traditionnel et à l’esprit des festivals, l’événement propose une série de numéros courts et percutants, évalués par un jury et parfois par le public, dans une ambiance résolument conviviale et immersive.
La première artiste à concourir est Thalia Rosaura, une artiste québéco-colombienne. Elle offre une prestation puissante, inspirée de son héritage culturel, dans ses deux langues. Dans son style elle crée un mariage, la musique latine et québécoise s’épouse dans le rythme et le souhait de véhiculer un message. Thalia et ses musiciens réussissent d’ailleurs à faire danser les spectateurs sur leurs chaises. Elle termine sur une touche planante avec sa chanson Ferrari.
La deuxième formation à monter sur scène est Paruline, un groupe folk/rock/pop de Drummondville qui puise dans l’univers du trad québécois en explorant légendes et contes. Paruline propose des harmonies comme véhicule pour raconter des histoires du territoire, notamment à travers des références au fleuve Saint-Laurent, auxquelles le public semble s’identifier, à en juger par les sourires et les réactions. Le folklore, le violon et les percussions ont su créer une connexion avec le parterre, qui s’est mis à taper du pied, installant une dynamique propice à une chanson à répondre. Paruline a ainsi transformé la salle en véritable chorale collective au Cabaret festif.
La troisième candidate à se présenter sur scène est Ali Levy, une artiste soul anglophone montréalaise. Elle offre une performance marquée par ses touches de saxophone et de trompette, soutenue par un registre vocal juste et un professionnalisme qui a été très apprécié par la salle. Plusieurs spectateurs ont haussé les sourcils en signe d’étonnement et lui ont renvoyé cette énergie à la fin de chaque chanson.
Les derniers à fouler la scène de la Maison Otis lors de cette première soirée du Cabaret festif sont les membres du groupe Dogo Suicide. Le quatuor rock alternatif punk arrive avec des accoutrements originaux, notamment une chemise d’hôpital et un costume de chimpanzé, avant d’imprégner le public de son style bien maîtrisé. Sans s’adresser au public, le groupe enchaîne les deux premiers morceaux afin de gagner le cœur des adeptes massés près de la scène. Même si le Cabaret festif est reconnu pour l’écoute attentive de ses spectateurs assis — une première pour la formation — ces derniers ont tout de même réussi à faire bouger les gens en périphérie du parterre, avant d’inviter l’ensemble de la foule à se rapprocher. Celle-ci a rendu grâce à la performance.
Selon la directrice des communications du Festif, Stéphanie Gingras, il s’agissait du niveau le plus relevé de prestation jamais vu pour le cabaret. Elle s’attend à une quinzième édition haute en émotion.
Le public a finalement choisi sa candidature favorite. Ali Levy a été choisie pour passer au prochain tour.
Les juges ont dû trancher et c’est Thalia Rosaura qui a été la préférée.
La prochaine soirée des rondes préliminaires aura lieu le 7 février, et la finale est prévue pour le 21 mars à l’Hôtel Le Germain.
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