Restauration : sans soutien, difficile d’espérer un redressement, dit Tourisme Charlevoix
Une autre année difficile se profile pour la restauration, sans grande surprise pour Tourisme Charlevoix. Près de 4 000 fermetures sont anticipées en 2026, après environ 7 000 au Canada l’an dernier, selon l’Université Dalhousie.
Dans la région, le directeur général de Tourisme Charlevoix rappelle que la restauration demeure un secteur structurellement fragile.
« La restauration, dans Charlevoix, c’est un milieu toujours difficile. Obtenir une marge bénéficiaire est un défi constant. Ma première réaction quand j’ai vu la nouvelle, c’est plate à dire, c’est que ce n’est pas vraiment une nouvelle. Chaque année, c’est difficile », raconte-t-il.
Il ajoute que les restaurateurs ne sont pas reconnus à leur juste valeur, malgré leur rôle central dans l’offre touristique. « C’est un secteur fondamental pour l’industrie, mais il n’a pas accès à suffisamment de programmes d’aide », affirme-t-il.
Au cours des dernières années, Tourisme Charlevoix dit avoir multiplié les représentations afin que la restauration puisse bénéficier de différentes enveloppes de soutien. « Nous avons fait des démarches sur plusieurs plans, mais malheureusement, la restauration tombe souvent entre deux chaises », déplore le directeur général.
Selon lui, le constat demeure inchangé tant que des mesures structurantes ne seront pas mises en place. « C’est un message que l’on continue de transmettre. Tant que les choses ne changeront pas, il est difficile de voir un réel changement dans la situation du secteur », croit Mitchell Dion.
À l’échelle nationale, les pressions liées à l’inflation, à la hausse des prix des aliments, aux coûts de main-d’œuvre et à la prudence accrue des consommateurs continuent de peser lourdement sur l’industrie.
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je comprend les défis que doivent rencontrer les restaurateurs avec les coût des locaux, des salaires et des matières premières, mais de mon point de vue de client, quand un burger après taxes et pourboires me coûte 25$ (35$ avec un verre de vin), alors imaginer le coût pour une petite famille.Alors je cherche d’autres solutions, de là la popularité des hébergements où on peut se faire la cuisine et garder le resto pour des occasions spéciales.
La démarche est notable. La restauration a un côté obscur. Obtenir un « break even » relève du miracle à certains égards. Et ce que je retiens de 12 années d’expérience en restauration se situe sur le pouvoir d’achat du consommateur. Le restaurateur ne peut plus refiler les augmentations sur la facture du client. L’absorber fini par te rebondir dessus. C’est un cercle vicieux. La roue tourne mais pas à l’avantage du client ni du restaurateur. Ce service est en profonde transition vers d’autres avenues. Même avec de l’aide gouvernementale on colmatera les passifs mais ça ne fera qu’un temps.