« Réfléchir avant d’agir » : une initiative pour transformer le climat dans les autobus scolaires
Le projet est porté par Sylvie Villeneuve et Diane Amyot, en collaboration avec le Centre de services scolaire de Charlevoix et le Réseau des éclaireurs
Devant la multiplication des comportements inappropriés dans les autobus scolaires, une initiative citoyenne voit le jour à l’école Forget, à Baie-Saint-Paul.
Le projet est porté par Sylvie Villeneuve et Diane Amyot, en collaboration avec le Centre de services scolaire de Charlevoix et le Réseau des éclaireurs (un programme du CIUSSS de la Capitale-Nationale), coordonné dans la région par Josianne Guimont.
Selon les intervenants, la situation dans certains autobus est devenue préoccupante. Cris, déplacements dans l’allée pendant que le véhicule est en mouvement, intimidation et parfois même violence font partie du quotidien. « Il faut se rappeler qu’il n’y a qu’un chauffeur et des enfants dans l’autobus. Les brigadiers sont eux aussi des élèves, pas des adultes », explique la représentante du centre de service scolaire, Sylvie Bolduc.
Un outil simple et visuel
Pour répondre à ce besoin, ces bénévoles ont conçu un outil simple : une « manette » installée dans chaque autobus desservant l’école Forget.

Sans nécessairement intervenir verbalement, le chauffeur ou le brigadier peut utiliser cet outil pour signaler un comportement inadéquat, ce qui permet aux élèves de prendre conscience rapidement de leurs gestes.
Chaque jour, un suivi est inscrit à une fiche (pour signaler les mauvais comportements) dans chacun des autobus. Après quatre semaines, les résultats sont compilés et l’autobus ayant démontré les meilleurs comportements reçoit une récompense.

Un support visuel, comme un foulard, pourrait être ajouté à « l’autobus du mois » pour la souligner auprès de la communauté et les élèves.
Miser sur la motivation plutôt que la punition
L’initiative mise volontairement sur la récompense plutôt que sur les sanctions. « Avant, on intervenait surtout de façon punitive. Là, on espère créer un effet contraire et favoriser les bonnes actions », explique Sylvie Villeneuve, soulignant le manque de temps et de ressources pour gérer ces situations au quotidien.
Le projet repose aussi sur l’esprit d’équipe. « Les élèves comprennent qu’ils sont responsables les uns des autres. Un comportement inadéquat affecte tout le groupe », ajoute de son côté Diane Amyot.
Une approche éducative
Fabriquées à partir de matériaux récupérés, les manettes s’inscrivent dans une approche éducative plus large. Les bénévoles souhaitent transmettre aux élèves l’habitude de « réfléchir avant d’agir », une stratégie applicable autant dans l’autobus qu’à l’école, à la maison ou dans les activités sportives.
Soutenu par le Réseau des éclaireurs, le projet pourrait éventuellement être déployé dans d’autres écoles de Charlevoix. Pour l’instant, l’initiative débute officiellement cette semaine à l’école Forget, avec l’espoir d’améliorer durablement le climat dans les autobus scolaires.
Un chauffeur, rencontré ce mercredi le charlevoisien, se disait soulagé de voir une telle mesure être instaurée.
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